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L’Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

Les houthis ont ouvert un deuxième front dans la guerre en attaquant deux pétroliers saoudiens en mer Rouge..

Conflit Iran-USA

Depuis le 7 juillet, l'Iran et les États-Unis sont engagés dans une escalade militaire. L'Iran a juré de continuer à riposter aux frappes américaines, qui visent ses infrastructures et zones côtières. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré que l'Iran n'était pas prêt à négocier un accord, malgré les coûts élevés de cette confrontation. Les tensions se concentrent notamment sur le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique où transite environ un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. Les frappes américaines ont ciblé des cibles militaires iraniennes pour limiter sa capacité à menacer les navires commerciaux. L'Iran, de son côté, a revendiqué des attaques contre des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant au Koweït, ainsi que contre un radar américain en Jordanie. Ces affrontements ont déjà coûté 37,5 milliards de dollars à la défense américaine.

Blocus maritime

L'Iran impose désormais des frais de passage dans le détroit d'Ormuz et menace de s'en prendre aux navires qui ne respecteraient pas son itinéraire imposé le long de ses côtes. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ont affirmé avoir stoppé trois pétroliers tentant de franchir cette voie. En réponse, les États-Unis ont mis en place un blocus maritime contre l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a précisé avoir dérouté neuf navires commerciaux et immobilisé un autre pour les empêcher d'entrer ou de quitter les ports iraniens. Cette mesure vise à empêcher l'Iran de menacer les navires civils et commerciaux transitant dans la région. Le détroit d'Ormuz est un point de passage crucial pour le transport d'hydrocarbures, et son blocage pourrait avoir des répercussions mondiales sur les prix du pétrole.

Front yéménite

Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont ouvert un deuxième front en mer Rouge en revendiquant des attaques contre deux pétroliers saoudiens, l'Encelia et le Layla. Ces navires auraient violé le blocus imposé par les Houthis, qui menacent désormais de cibler tout navire tentant de passer. Une source officielle saoudienne a confirmé qu'un incendie s'est déclaré à bord de l'Encelia. Depuis l'annonce de cette mesure, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou près du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen. Les Houthis échangent des tirs avec l'Arabie saoudite depuis une semaine, et cette escalade pourrait aggraver la crise humanitaire au Yémen, où une trêve négociée en 2022 reste fragile.

Impact économique

Les tensions entre l'Iran et les États-Unis ont provoqué une flambée des cours du pétrole. Le 7 juillet, le prix du baril de Brent, référence internationale, s'élevait à 96,31 dollars, soit une hausse de 2,38 %, et se rapprochait des 100 dollars. Cette augmentation s'explique par la crainte d'un blocage durable des exportations d'hydrocarbures, notamment en raison du verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran et du blocus imposé par les Houthis en mer Rouge. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, est particulièrement touchée. Aux États-Unis, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, principalement destiné au Pentagone pour financer le conflit, ce qui illustre l'ampleur des dépenses militaires engagées.

Ce que ça pourrait changer

Malgré l'escalade militaire, des tentatives de médiation persistent. Le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, a déclaré ne pas être découragé et vouloir rester optimiste quant à une désescalade. Le sultanat d'Oman a également exprimé son intention de relancer des discussions pour une solution pacifique, malgré l'expiration de la trêve yéménite négociée en 2022. Cependant, aucun signe d'apaisement n'est visible pour l'instant. Les États-Unis et l'Iran restent engagés dans une logique de confrontation, et les frappes continues des deux côtés montrent que la situation reste très tendue, sans perspective immédiate de résolution.

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