En Europe, de moins en moins d'enfants sont vaccinés
Longtemps, la part des enfants vaccinés n'a cessé de grimper en Europe, jusqu'à faire reculer des maladies autrefois redoutées. Depuis quelques années, la tendance s'inverse discrètement dans de nombreux pays.
Une étude publiée dans la revue médicale The Lancet révèle une diminution progressive des taux de vaccination des enfants en Europe. Selon les données collectées, cette tendance touche plusieurs pays du continent, avec des conséquences potentielles sur la santé publique. Les vaccins concernés incluent ceux contre des maladies comme la rougeole, la poliomyélite ou encore la diphtérie, qui étaient jusqu’ici bien contrôlées grâce à des programmes de vaccination systématiques. Cette baisse s’inscrit dans un contexte où l’Europe était considérée comme un modèle en matière de couverture vaccinale. Les raisons de ce recul ne sont pas détaillées dans l’étude, mais des facteurs comme les mouvements anti-vaccins, la désinformation ou des difficultés d’accès aux soins pourraient y contribuer. Les experts soulignent que cette situation pourrait favoriser le retour de maladies évitables, mettant en péril les progrès sanitaires réalisés ces dernières décennies.
The Lancet est l’une des revues scientifiques les plus prestigieuses au monde, spécialisée dans le domaine médical. Cette étude, publiée en septembre 2026, s’appuie sur des données collectées auprès de plusieurs pays européens pour évaluer l’évolution des taux de vaccination chez les enfants. Les chercheurs ont analysé des registres médicaux et des rapports nationaux pour mesurer l’impact de cette baisse. L’objectif de l’étude est d’alerter les autorités sanitaires sur les risques liés à cette tendance et de proposer des solutions pour inverser la tendance. Les résultats sont présentés comme une alerte précoce, permettant d’agir avant que des épidémies ne se déclarent. Le Lancet joue ici un rôle de vigie scientifique, en publiant des travaux qui peuvent influencer les politiques de santé publique.
Les vaccins mentionnés dans l’étude protègent contre des maladies infectieuses graves, souvent mortelles ou responsables de séquelles permanentes. Par exemple, la rougeole est une maladie virale très contagieuse qui peut entraîner des complications comme des pneumonies ou des encéphalites. La poliomyélite, quant à elle, est une infection qui peut provoquer une paralysie irréversible. La diphtérie, causée par une bactérie, se manifeste par des difficultés respiratoires et peut être fatale sans traitement. Ces maladies étaient courantes avant l’invention des vaccins, mais leur incidence a fortement diminué grâce à la vaccination de masse. Leur réapparition, même partielle, pourrait entraîner des crises sanitaires, notamment dans les populations non vaccinées ou partiellement protégées.
La baisse des taux de vaccination expose les populations à un risque accru de contracter des maladies évitables. Les experts craignent notamment une résurgence de la rougeole, qui avait presque disparu en Europe grâce aux campagnes de vaccination. Une couverture vaccinale insuffisante pourrait aussi favoriser l’émergence de foyers épidémiques, touchant particulièrement les enfants non vaccinés ou ceux dont le système immunitaire est affaibli. Les conséquences ne se limitent pas à la santé individuelle : elles pourraient aussi peser sur les systèmes de santé, déjà sous pression, en augmentant le nombre d’hospitalisations et de traitements coûteux. Cette situation rappelle l’importance de maintenir des taux de vaccination élevés pour protéger l’ensemble de la population, y compris les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons médicales.
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la diminution des vaccinations en Europe. Parmi elles, la montée des mouvements *anti-vaccins*, qui rejettent les vaccins pour des raisons idéologiques ou des croyances erronées sur leurs effets secondaires. Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la diffusion de fausses informations, contribuant à semer le doute dans l’opinion publique. D’autres facteurs incluent des difficultés d’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou défavorisées, ou encore une lassitude des parents face à la multiplication des injections recommandées. Enfin, la pandémie de COVID-19 a pu perturber les campagnes de vaccination, en détournant l’attention des autorités sanitaires et en créant des réticences supplémentaires.

