“Équivalent à Claude Mythos” : en toute discrétion, la Chine offre une arme de piratage massive à tous les hackers
Alors que les États-Unis tentent de cadenasser leurs IA les plus dangereuses par crainte de cyberattaques, la Chine vient de saboter toute leur stratégie. Le lancement du modèle GLM-5.2 le prouve..
En juin 2026, l'administration Trump a forcé l'entreprise américaine Anthropic à retirer temporairement deux de ses modèles d'intelligence artificielle (IA), Fable 5 et Mythos 5. Ces modèles, conçus pour analyser et coder des logiciels entiers, présentaient une capacité exceptionnelle à détecter des failles de sécurité inconnues jusqu'alors. Face à ce risque de militarisation par des puissances étrangères, les États-Unis ont décidé de bloquer leur exportation et de restreindre leur accès à une centaine d'organisations américaines sélectionnées, comme des agences gouvernementales ou des banques. Cette mesure visait à empêcher que cette technologie ne tombe entre de mauvaises mains, notamment celles de hackers ou d'États rivaux. Mythos 5 a finalement été réautorisé début juillet 2026, mais son accès reste strictement contrôlé.
En réaction à cette restriction américaine, la Chine a lancé en juillet 2026 un modèle d'IA nommé GLM-5.2, développé par la startup Z.ai (anciennement Zhipu AI), l'un des principaux acteurs chinois dans le domaine de l'IA. Ce modèle rivalise avec les performances des leaders américains en programmation et en détection de vulnérabilités logicielles. Contrairement à Mythos 5, GLM-5.2 est disponible en open-weight (licence libre MIT), ce qui signifie que son code et ses paramètres internes peuvent être téléchargés et utilisés librement par n'importe qui. Cette liberté technique permet d'exécuter le modèle localement sur des machines privées, sans aucun contrôle ou garde-fou imposé par un État ou une entreprise.
La disponibilité en accès libre de GLM-5.2 inquiète les experts en cybersécurité, car elle offre une puissance redoutable pour identifier des failles logicielles à moindre coût. Selon des tests réalisés par la firme Semgrep, GLM-5.2 détecte des vulnérabilités pour seulement 17 centimes d'euro par bug, rivalisant avec des outils spécialisés américains. Des forums russophones auraient déjà commencé à partager des méthodes pour contourner les limites imposées au modèle, permettant à des hackers de l'utiliser à des fins malveillantes. Cette situation crée un risque concret de cyberattaques massives, car GLM-5.2 peut être exploité hors de tout contrôle étatique ou réglementaire.
Les spécialistes en cybersécurité qualifient GLM-5.2 de premier modèle en accès libre offrant une expérience de niveau « frontière » en matière de détection de vulnérabilités. L'entreprise Graphistry souligne que cette IA chinoise pourrait devenir une arme de piratage massive, accessible à tous, y compris à des groupes criminels ou à des États hostiles. Les experts occidentaux, impuissants face à la diffusion de cette technologie, craignent que des cyberattaques d'une ampleur inédite ne se multiplient. Cette situation illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine dans le domaine de l'IA et de la cybersécurité, où la course à l'innovation se heurte aux enjeux géopolitiques.
Les États-Unis et la Chine adoptent des approches opposées dans la gestion de leurs modèles d'IA. Les États-Unis, via l'administration Trump, ont choisi de verrouiller l'accès à *Mythos 5* pour des raisons de sécurité nationale, en le réservant à une poignée d'organisations triées sur le volet. À l'inverse, la Chine mise sur la diffusion ouverte de *GLM-5.2*, en s'appuyant sur une licence libre pour maximiser son adoption mondiale. Cette stratégie chinoise, bien que favorisant l'innovation et la collaboration internationale, expose le monde à des risques accrus de cybercriminalité, sans aucun mécanisme de contrôle ou de régulation pour limiter ces dangers.

