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La NASA révèle que les tempêtes solaires pourraient dépasser toutes les limites naturelles connues et menacer nos technologies

Science & Vie · mis à jour il y a 14 j

GPS, satellites et réseaux électriques seraient bien plus exposés aux tempêtes solaires que prévu. Un biais dans les mesures du vent solaire aurait faussé les scénarios de risque..

NASA alerte sur les tempêtes

La NASA a publié une étude mettant en garde contre une possible intensification des tempêtes solaires au-delà des limites naturelles connues jusqu’à présent. Ces phénomènes, également appelés éjections de masse coronale (CME), sont des explosions de plasma et de particules chargées projetées par le Soleil lors d’éruptions solaires. Lorsqu’elles atteignent la Terre, elles peuvent perturber les champs magnétiques et les infrastructures technologiques. Selon l’agence spatiale américaine, ces tempêtes pourraient devenir plus puissantes que celles enregistrées depuis 150 ans, comme l’événement de Carrington en 1859, qui avait provoqué des incendies dans les réseaux télégraphiques. Les scientifiques soulignent que ces événements, bien que rares, représentent un risque majeur pour les sociétés modernes, de plus en plus dépendantes de la technologie.

Menaces sur les technologies

Les tempêtes solaires extrêmes pourraient endommager gravement les réseaux électriques, les satellites et les systèmes de communication. Par exemple, en 2017, une tempête géomagnétique a perturbé les communications radio au-dessus de l’océan Pacifique, tandis qu’en 1989, une autre avait provoqué une panne électrique massive au Québec, laissant 6 millions de personnes sans électricité pendant 9 heures. Les experts craignent qu’une tempête d’une intensité similaire à celle de 1859, mais survenant aujourd’hui, puisse paralyser les réseaux pendant des semaines, voire des mois. Les satellites, essentiels pour le GPS, les prévisions météo et les transactions bancaires, seraient particulièrement vulnérables. La NASA souligne que ces risques sont sous-estimés par les gouvernements et les entreprises.

Origine du phénomène

Les tempêtes solaires sont liées au cycle d’activité du Soleil, qui dure environ 11 ans. Pendant les périodes de maximum solaire, comme celle que nous traversons en 2026, le nombre d’éruptions et de CME augmente significativement. Le Soleil émet alors des particules à haute énergie qui voyagent vers la Terre à des vitesses pouvant atteindre 3 000 kilomètres par seconde. Lorsqu’elles interagissent avec le champ magnétique terrestre, elles génèrent des courants électriques induits dans les réseaux électriques et les infrastructures. L’étude de la NASA indique que ces interactions pourraient devenir plus intenses en raison de l’affaiblissement du champ magnétique terrestre, un phénomène naturel observé depuis plusieurs décennies.

Préparation et solutions

Face à cette menace, la NASA et d’autres agences spatiales, comme l’ESA (Agence spatiale européenne), travaillent à améliorer la surveillance des tempêtes solaires. Des satellites comme DSCOVR (Deep Space Climate Observatory) permettent de détecter les CME plusieurs heures avant leur arrivée sur Terre, offrant un délai précieux pour protéger les infrastructures. Des mesures de prévention incluent le renforcement des réseaux électriques avec des systèmes de protection contre les surtensions, la mise en place de protocoles d’urgence pour les satellites et la sensibilisation des populations. Cependant, les experts estiment que ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des risques potentiels, et appellent à une coopération internationale renforcée.

Ce que ça pourrait changer

Une tempête solaire majeure pourrait avoir des conséquences économiques désastreuses. Selon une étude de l’Académie nationale des sciences des États-Unis, un événement de l’ampleur de celui de 1859 coûterait entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars aux États-Unis seulement, en raison des perturbations des réseaux électriques, des communications et des chaînes d’approvisionnement. Les pays les plus vulnérables seraient ceux dotés d’infrastructures électriques anciennes ou mal protégées, comme certains pays d’Afrique ou d’Asie. Les gouvernements sont donc incités à investir dans des systèmes de résilience, mais les coûts et la complexité des solutions techniques retardent souvent leur mise en œuvre.

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