Le Pentagone reconnaît une «pénurie» de munitions avec la guerre en Iran
Le gouvernement américain avait pourtant démenti ces informations en juin..
Le département américain de la Défense, plus connu sous le nom de Pentagone, a officiellement reconnu une pénurie de munitions liée aux opérations militaires menées contre l’Iran. Ce constat est détaillé dans un rapport publié le lundi 15 septembre 2025 par l’Inspecteur général du Pentagone, une autorité indépendante chargée de vérifier l’efficacité et la gestion des dépenses militaires. Jusqu’alors, l’administration du président américain Donald Trump avait catégoriquement démenti ces rumeurs, affirmant en juin puis en septembre 2025 que les États-Unis disposaient de quantités pratiquement illimitées de munitions. Ce revirement illustre une évolution dans l’évaluation des ressources militaires américaines face à un conflit prolongé.
L’opération militaire américaine intitulée Epic Fury, lancée le 28 février 2026 et dirigée contre l’Iran, a engendré des dépenses colossales estimées à 33,4 milliards de dollars entre le 28 février et le 30 juin 2026. Parmi ce montant, 22,3 milliards de dollars ont été consacrés à l’achat et à l’utilisation de munitions, c’est-à-dire des projectiles, missiles ou bombes tirés lors des frappes. Ce niveau de dépenses a provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques de l’armée américaine, révélant des goulots d’étranglement dans les chaînes de production industrielle. Ces goulots désignent des étapes du processus de fabrication où la production ralentit ou sature, limitant la capacité à renouveler rapidement les stocks de munitions.
Le rapport du Pentagone détaille les dégâts matériels subis par les forces américaines et leurs alliés dans la région du Golfe. Entre avril et juin 2026, les frappes iraniennes ont endommagé ou détruit des centaines de bâtiments et d’installations militaires sur des bases situées au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie. Côté matériel, 4 avions de combat F-15 ont été détruits, un F-35 (un avion de chasse de第五 génération) a été endommagé, ainsi que 7 avions ravitailleurs KC-135 (utilisés pour ravitailler en vol les autres appareils). Enfin, une trentaine de drones d’attaque MQ-9 Reaper, d’une valeur d’environ 40 millions de dollars canadiens chacun, ont été détruits. Sur le plan humain, plus de 50 000 militaires américains étaient engagés dans ce conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.
La pénurie de munitions a eu des répercussions politiques aux États-Unis. En juin 2025, des médias avaient rapporté que l’armée américaine rationnait l’utilisation de certains missiles, notamment les intercepteurs, conçus pour abattre des missiles ennemis. Le gouvernement avait alors démenti ces informations, avec le président Donald Trump affirmant publiquement que les États-Unis possédaient des stocks « énormes » de munitions. Pourtant, selon la presse, cette pénurie aurait poussé l’administration Trump à limiter les attaques à grande échelle contre l’Iran durant l’été 2025. Le rapport du Pentagone souligne également que les répliques iraniennes ont endommagé des bâtiments diplomatiques dans quatre pays : l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Face à cette situation, le département de la Défense a mis en place des **mesures d’urgence** pour accélérer la production de munitions. Ces actions visent à combler les lacunes révélées par l’opération Epic Fury et à éviter une répétition des pénuries lors de futurs conflits. Le rapport de l’Inspecteur général du Pentagone ne précise pas quelles sont ces mesures, mais elles pourraient inclure une augmentation des budgets alloués à la production, une diversification des fournisseurs ou une optimisation des chaînes logistiques. L’objectif est de renforcer la **résilience** des stocks militaires américains, c’est-à-dire leur capacité à faire face à une demande accrue sans rupture d’approvisionnement.

