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Environnement

« Pas ça, Zinédine » : lettre à Zidane sur le déni climatique

Reporterre · mis à jour 1 oct.

En refusant de se positionner pour rendre le football moins polluant, alors que le monde brûle, Zinédine Zidane participe à un « immobilisme et un déni » qui condamnent notre planète, écrit notre journaliste dans cet éditorial. Cher Zinédine, Sur la porte de ma chambre d'enfant, il y avait ton poster.

Lettre ouverte à Zidane

L’article prend la forme d’une lettre adressée à Zinédine Zidane, figure emblématique du football français, pour l’interpeller sur sa position concernant le déni climatique. L’auteur souligne que Zidane, en tant que personnalité médiatique influente, pourrait utiliser sa notoriété pour sensibiliser le grand public aux enjeux environnementaux. Le ton est critique, mais l’objectif est de provoquer une prise de conscience plutôt que de condamner. L’article rappelle que le football, comme d’autres secteurs, a une responsabilité dans la lutte contre le changement climatique, notamment en raison de son empreinte carbone (déplacements, infrastructures, etc.).

Déni climatique et football

Le déni climatique désigne le rejet ou la minimisation des preuves scientifiques établissant le réchauffement climatique d’origine humaine. Dans le contexte du football, l’auteur pointe du doigt les sponsors et les dirigeants du sport qui, selon lui, contribuent à ce déni en soutenant des industries polluantes (énergies fossiles, aviation, etc.). Par exemple, des clubs ou fédérations sont financés par des entreprises liées aux énergies fossiles, ce qui crée un conflit d’intérêts. L’article cite des cas concrets où des acteurs du football ont adopté des discours ou des actions allant à l’encontre des recommandations des scientifiques pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, comme le prévoit l’Accord de Paris (2015).

Responsabilité des sponsors

Les sponsors jouent un rôle central dans le football moderne, avec des contrats représentant des milliards d’euros. L’article met en lumière le paradoxe entre les engagements affichés par certains clubs ou fédérations en faveur de l’écologie et leur dépendance financière à des entreprises dont l’activité aggrave la crise climatique. Par exemple, des clubs de Ligue 1 ou de Premier League sont soutenus par des groupes pétroliers ou des compagnies aériennes, dont les émissions de CO₂ sont incompatibles avec les objectifs climatiques. L’auteur souligne que ces partenariats envoient un message contradictoire aux supporters et au public.

Exemples concrets de contradictions

L’article cite plusieurs cas où des acteurs du football ont adopté des positions ou des actions en contradiction avec les enjeux climatiques. Par exemple, la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) a été critiquée pour avoir choisi le Qatar comme hôte de la Coupe du monde 2022, un pays dont l’économie repose largement sur les énergies fossiles et dont les conditions de travail pour construire les infrastructures ont été dénoncées. De même, des clubs comme le Paris Saint-Germain ou Manchester United ont signé des partenariats avec des entreprises comme TotalEnergies ou Qatar Airways, malgré les engagements climatiques affichés par ces clubs.

Ce que ça pourrait changer

L’auteur appelle Zinédine Zidane à prendre position publiquement contre le déni climatique et à utiliser son influence pour promouvoir des alternatives durables dans le football. Il suggère que Zidane pourrait s’engager en faveur de sponsors écoresponsables, soutenir des initiatives comme la *Sport and Sustainability International* (SandSI), ou encore militer pour une réduction de l’empreinte carbone des grands événements sportifs. L’article rappelle que des personnalités comme Zidane ont un pouvoir de mobilisation unique, capable de toucher un public large et diversifié, bien au-delà des cercles militants traditionnels.

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