L’Église et la guerre pacifique
Conférence organisée sous la direction scientifique de Hugo Stahl, Maître de conférences en histoire du droit à l’Université de LorraineLire la suite....
L'article aborde les relations complexes entre l'Église et le droit, en particulier à travers le prisme de la guerre pacifique. Ce terme désigne une approche où l'Église, bien que traditionnellement associée à des conflits historiques, cherche aujourd'hui à promouvoir la paix par des moyens juridiques et diplomatiques. L'Église catholique, en tant qu'institution millénaire, a longtemps été un acteur politique majeur en Europe, influençant les lois et les conflits. Le concept de guerre pacifique illustre cette évolution : il s'agit d'utiliser le droit, les traités et les négociations pour résoudre les tensions, plutôt que la force militaire. Cette conférence, prévue le 6 novembre 2026, explorera comment l'Église a adapté ses méthodes pour concilier sa doctrine avec les enjeux contemporains de justice et de paix.
Historiquement, l'Église a joué un rôle central dans les conflits en Europe, notamment pendant les guerres de religion (XVIe-XVIIe siècles) qui opposèrent catholiques et protestants. Ces guerres, marquées par une violence extrême, ont laissé une empreinte durable sur les relations entre l'Église et les États. Cependant, depuis le XXe siècle, l'Église a progressivement adopté une posture plus pacifique, notamment sous l'influence de figures comme le pape Jean XXIII et le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile a marqué un tournant en encourageant le dialogue interreligieux et la promotion des droits de l'homme. La conférence du 6 novembre 2026 s'inscrit dans cette continuité, en analysant comment le droit peut servir de levier pour la paix, plutôt que d'outil de division.
L'Église utilise désormais le droit international et les institutions comme des outils pour défendre ses valeurs et promouvoir la paix. Par exemple, elle s'appuie sur des traités comme les accords du Latran (1929) pour réguler ses relations avec l'État italien, ou sur des déclarations comme Pacem in Terris (1963) du pape Jean XXIII, qui prône une paix fondée sur la justice et la vérité. La conférence analysera comment ces instruments juridiques permettent à l'Église de participer aux débats contemporains sur les droits humains, l'environnement ou la justice sociale. Elle abordera également les tensions entre la doctrine traditionnelle de l'Église et les évolutions sociétales, comme la reconnaissance des droits LGBTQ+ ou la laïcité.
Aujourd'hui, l'Église se trouve face à des défis majeurs, comme la montée des nationalismes en Europe ou les crises migratoires. Ces enjeux soulèvent des questions sur le rôle de l'Église dans la société moderne : doit-elle rester un acteur neutre, ou s'engager activement dans les débats politiques ? La conférence du 6 novembre 2026 explorera ces dilemmes à travers des études de cas, comme la position de l'Église sur l'accueil des migrants ou son opposition à certaines lois sur l'avortement. Elle mettra en lumière comment l'Église tente de concilier sa mission spirituelle avec les réalités géopolitiques actuelles, en utilisant le droit comme un moyen de dialogue plutôt que de confrontation.
Cette conférence s'adresse aux chercheurs, étudiants en droit et en sciences politiques, ainsi qu'aux professionnels intéressés par les relations entre religion et droit. Parmi les intervenants pressentis figurent des juristes spécialisés en droit international, des théologiens et des historiens du droit. L'événement est organisé dans le cadre des *manifestations scientifiques* de l'Université de droit, un réseau qui rassemble des facultés et institutions juridiques francophones. La date du 6 novembre 2026 laisse présager une participation internationale, reflétant l'importance du sujet à l'échelle mondiale. L'entrée est libre, mais une inscription préalable est recommandée pour des raisons logistiques.

