Diesel à 1, 92 €/L
Certains conducteurs malins s’en tirent à bon compte..
Des automobilistes français vivant près de l’Espagne profitent de la différence de prix des carburants entre les deux pays pour économiser. Par exemple, à Perpignan, le diesel coûte 1,99 €/L contre 1,73 €/L en Espagne, soit une économie de 26 centimes par litre. À Argelès-sur-Mer, la différence atteint 19 centimes entre le gasoil local (2,14 €/L) et celui espagnol (1,95 €/L). Cette pratique consiste à traverser la frontière pour faire le plein en Espagne, puis à effectuer ses courses de l’autre côté avant de rentrer en France. Les prix cités sont ceux relevés entre le 1er et le 2 octobre 2026. Cette méthode, bien que classique, devient plus attractive avec l’augmentation continue des prix en France.
En octobre 2026, les prix des carburants en Espagne sont significativement plus bas qu’en France. L’essence sans plomb 95 s’affiche à 1,82 €/L en Espagne, contre environ 1,92 €/L pour le diesel dans le même pays. En France, les prix sont bien plus élevés : le diesel atteint 1,92 €/L et l’essence 1,82 €/L. Ces écarts s’expliquent en partie par des politiques fiscales différentes entre les deux pays. En Espagne, le gouvernement a mis en place un plan de 5 milliards d’euros pour réduire la TVA sur les carburants, permettant une remise pouvant aller jusqu’à 30 centimes par litre pour les consommateurs.
Les associations de défense des automobilistes, comme la FNA (Fédération Nationale de l’Automobile) et l’association 40 millions d’automobilistes, dénoncent la fiscalité française sur les carburants. Elles estiment que l’État est le principal bénéficiaire de cette situation, tandis que les usagers et les commerçants subissent les conséquences de prix jugés insoutenables. Dans un communiqué publié récemment, ces organisations critiquent une politique nationale qui pénalise les automobilistes et les petits commerçants, qualifiés de grands « invisibles » de la politique économique. Aucune mesure globale de baisse des taxes n’est envisagée en France à ce jour.
Plusieurs pays européens ont adopté des mesures pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants. En Suède, le gouvernement a prévu une réduction temporaire des taxes, permettant une baisse d’environ 9 centimes par litre. Au Portugal, un mécanisme ajuste automatiquement les taxes dès que l’augmentation dépasse 10 centimes par litre. En Italie, une baisse de 25 centimes par litre est prévue. Ces initiatives contrastent avec la position française, qui se limite à des mesures ciblées pour soutenir certains secteurs, comme les transports ou les gros rouleurs, sans baisse générale des taxes ou distribution de chèques énergie.

