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Généraliste

Qu’en dirait Sol ?

Le Devoir · mis à jour il y a 17 j

Écrire avec l’intelligence artificielle, ce serait se priver du plaisir du jeu avec les mots qui fut le trésor de Marc Favreau..

IA et littérature

L’article aborde l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la création littéraire, un sujet qui préoccupe deux amis lors d’un déjeuner. L’un d’eux, écrivain, exprime son désarroi face à la possibilité que des romans générés par IA soient publiés à son insu. Il évoque des signes révélateurs de réécriture automatisée dans un manuscrit récent, comme des échos d’amplification, une rhétorique de la retenue excessive ou une obsession des motifs par trois. Ces indices, souvent subtils, trahissent l’absence de processus créatif humain. L’auteure de l’article partage cette inquiétude, soulignant que la détection de ces traces dépend d’un apprentissage préalable, ce qui rend les lecteurs vulnérables face à des œuvres non authentiques. La discussion révèle un malaise profond : la littérature, art traditionnel, est désormais confrontée à une technologie capable de reproduire des styles avec une précision troublante.

Lecture et désillusion

L’auteure évoque sa lecture de Moby Dick (1926), un roman de Herman Melville, qu’elle interrompt après plus de 300 pages sans avoir aperçu le cachalot emblématique. Cette absence de l’élément central du récit, symbolisée par la rencontre avec un calmar géant, lui inspire une frustration comparable à celle du capitaine Achab, personnage obsédé par sa quête. Ce parallèle illustre un sentiment de trahison face à une œuvre qui ne répond pas aux attentes, une métaphore de la déception que peut susciter l’IA dans la création artistique. L’écrivain interrogé avoue, lui, ne pas avoir lu Moby Dick, exprimant une tristesse et un sentiment de trahison envers la littérature elle-même, comme si l’essence de l’écriture était menacée par des outils automatisés.

Sol et son héritage

L’auteure se rend dans un chalet en Estrie ayant appartenu à Marc Favreau, alias Sol, un humoriste, poète et philosophe québécois célèbre pour ses jeux de mots. Le domaine, nommé Abercorn, a été sa résidence principale pendant quarante ans. L’auteure découvre sur place des ouvrages biographiques et des recueils de textes de Sol, comme L’homme au déficient manteau (biographie posthume) et L’univers est dans la pomme (1987). Elle souligne l’attachement de Sol à la langue et à l’écriture, décrivant son processus créatif comme un jeu constant avec les mots. Le domaine, aujourd’hui transformé en salle de jeu, perpétue l’esprit de Sol, dont les cendres reposent au pied d’un saule ornemental. L’auteure s’interroge sur ce que Sol aurait pensé de l’irruption de l’IA dans l’art, un sujet qui dépasse largement le cadre de la littérature.

L’IA et le plaisir d’écrire

L’auteure s’interroge sur la capacité des outils d’IA comme ChatGPT ou Copilot à générer un monologue dans le style de Sol. Elle remet en cause l’idée même d’écriture automatisée, soulignant que le plaisir de créer, souvent long et difficile, est un moteur essentiel pour les auteurs. Elle évoque le fun perdu dans une écriture promptée, où la rapidité prime sur l’expérience humaine de l’écriture. Ce plaisir, décrit comme enivrant, est central dans la vie de Sol, qui passait des heures à jouer avec les mots. L’auteure exprime de la peine pour les futurs auteurs qui, pressés par un monde axé sur la performance, pourraient ne jamais connaître cette joie, réduisant l’écriture à une tâche technique plutôt qu’à un acte créatif et ludique.

Ce que ça pourrait changer

L’auteure mentionne une réaction contrastée face à l’IA dans la littérature : un auditeur de radio déclare ne pas se soucier de la présence de l’IA dans un livre, tant que l’histoire est bonne. Cette indifférence soulève une question : les lecteurs sont-ils prêts à accepter des œuvres générées par des machines, tant qu’elles répondent à leurs attentes narratives ? L’auteure, elle, exprime un malaise plus profond, craignant que l’authenticité et l’humanité des œuvres ne soient sacrifiées au profit d’une production rapide et standardisée. Elle interroge la capacité de l’IA à émouvoir les lecteurs en touchant leur humanité, un défi que les outils actuels peinent encore à relever de manière convaincante.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.