NapseflowNapseflow
Sciences

Arnaque à la carte banquaire les malfaiteurs n’ont plus besoin de voler votre carte bancaire pour l’utiliser, ils passent par votre smartphone

Science & Vie · mis à jour il y a 5 j

Le paiement sans contact s'est imposé comme un geste banal, rapide et sans code. Cette facilité attire aussi les escrocs, qui savent désormais faire voyager les données d'une carte à distance.

Nouvelle méthode de fraude

Les malfaiteurs n’ont plus besoin de voler physiquement une carte bancaire pour l’utiliser frauduleusement. Ils contournent désormais cette étape en exploitant directement les smartphones de leurs victimes. Cette technique repose sur des méthodes de piratage ou d’usurpation d’identité via des applications bancaires mobiles ou des services de paiement en ligne. Les criminels peuvent ainsi effectuer des transactions sans jamais toucher à la carte physique, ce qui rend la fraude plus difficile à détecter et à prévenir. Cette évolution marque un changement significatif par rapport aux arnaques traditionnelles, où le vol de la carte était une étape indispensable pour les fraudeurs.

Mécanismes d’infection

Les fraudeurs utilisent principalement deux techniques pour accéder aux données bancaires via un smartphone. La première consiste à installer des malwares (logiciels malveillants) sur l’appareil, souvent en incitant la victime à télécharger une application piégée ou à cliquer sur un lien frauduleux. Une fois installé, le malware peut intercepter les identifiants de connexion aux applications bancaires ou les codes de paiement envoyés par SMS (2FA, ou double authentification). La seconde méthode repose sur le phishing (hameçonnage), où les criminels se font passer pour une entité de confiance (banque, opérateur téléphonique) pour soutirer des informations sensibles. Ces techniques exploitent la confiance des utilisateurs et leur méconnaissance des risques liés aux smartphones.

Cibles privilégiées

Les smartphones sont particulièrement vulnérables car ils centralisent de nombreuses données sensibles : applications bancaires, mots de passe enregistrés, coordonnées de paiement, et même des autorisations d’accès à des services tiers. Les fraudeurs ciblent surtout les utilisateurs qui stockent leurs cartes bancaires dans des portefeuilles électroniques (wallets) comme Apple Pay, Google Pay ou Samsung Pay, ou qui utilisent des services de paiement en un clic. Les applications bancaires mobiles, souvent moins sécurisées que les versions web, sont également une porte d’entrée pour les pirates. Les statistiques montrent une augmentation des fraudes liées aux smartphones, avec une croissance de 40 % des cas en 2025 par rapport à l’année précédente.

Conséquences financières

Les pertes financières liées à ces fraudes sont en forte hausse. En France, les montants détournés via des smartphones ont atteint 120 millions d’euros en 2025, contre 80 millions en 2023. Les banques peinent à rembourser systématiquement les victimes, car la responsabilité peut être partagée entre l’établissement financier et l’utilisateur, notamment si ce dernier a commis une négligence (comme télécharger une application non vérifiée). Les fraudeurs exploitent aussi des failles dans les systèmes de 3D Secure (protocole de sécurité pour les paiements en ligne), qui ne sont pas toujours adaptés aux nouvelles méthodes de piratage.

Ce que ça pourrait changer

Pour limiter ces risques, plusieurs mesures peuvent être mises en place. Les banques recommandent d’activer la *double authentification* (2FA) pour toutes les applications sensibles, d’éviter de stocker ses cartes bancaires sur son smartphone, et de désactiver les autorisations d’installation d’applications provenant de sources inconnues. Les utilisateurs doivent aussi surveiller les permissions accordées aux applications et mettre à jour régulièrement leurs systèmes d’exploitation. Les experts en cybersécurité conseillent également d’utiliser des solutions de *sécurité mobile* comme des antivirus dédiés ou des applications de détection de phishing. Enfin, les banques investissent dans des systèmes de détection des comportements suspects, comme des transactions inhabituelles ou des connexions depuis des appareils non reconnus.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.