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Un policier du SPVM suspendu pour avoir uriné sur des itinérants... en uniforme

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Un policier de 32 ans a été suspendu par le SPVM pour des allégations d'avoir uriné sur des itinérants..

Affaire d'un policier suspendu

Un policier de 32 ans, ancien militaire, a été suspendu par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) après des allégations graves. Selon des collègues, il aurait filmé des scènes où il urinait sur des personnes sans-abri, alors qu'il portait son uniforme de policier. Ces faits se seraient produits sur une période de 18 mois. La suspension avec traitement a été décrétée après une fouille de son casier à la mi-août. Le SPVM a confirmé la suspension de deux policiers du poste de quartier 21, mais n'a pas révélé d'autres détails, invoquant la protection des renseignements personnels. L'enquête est menée par la Division des normes professionnelles du SPVM.

Contexte et réactions

Le poste de quartier 21, situé dans le centre-ville de Montréal, dessert une zone où le nombre de personnes sans domicile fixe est élevé. Ironiquement, ce poste collabore avec la Maison du Père pour organiser des cliniques destinées à rapprocher les itinérants des services policiers. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a réagi vivement à cette affaire en soulignant l'importance de la dignité humaine. Elle a salué les policiers qui ont dénoncé ces actes et insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette situation. Le syndicat des policiers, la Fraternité des policiers et policières de Montréal, a également condamné ces allégations, réaffirmant son opposition à tout comportement portant atteinte à la dignité des personnes.

Deuxième policier suspendu

Un deuxième policier, avec moins de cinq ans de service, a également été suspendu dans le cadre de la même enquête interne. Ses motifs de suspension sont distincts de ceux du premier policier, mais restent liés à des comportements inappropriés. Selon les informations disponibles, ce policier aurait pris des égoportraits avec des personnes racisées lors d'arrestations, et d'autres allégations de gestes racistes auraient été rapportées à la Division des normes professionnelles. Ces nouvelles allégations font également l'objet d'une enquête interne en cours.

Ce que ça pourrait changer

L'enquête du SPVM ne se limite pas aux actes commis par les policiers suspendus. Elle s'étend également à l'utilisation de groupes privés sur les réseaux sociaux, où le premier policier aurait partagé des vidéos personnelles au cours des derniers mois. Ces groupes étaient déjà infiltrés par des policiers dans le cadre de mandats d'enquête. Le SPVM a réaffirmé son engagement à prendre au sérieux toute allégation visant ses membres et à mener des enquêtes approfondies pour déterminer les actions à entreprendre. Aucune information supplémentaire n'a été divulguée pour l'instant, afin de ne pas compromettre le travail des enquêteurs.

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