Toujours incarcéré, Guy Turcotte demandera des sorties de prison avec escorte
La décision qui sera rendue par la Commission des libérations conditionnelles restera probablement secrète..
Guy Turcotte est un ancien cardiologue québécois aujourd'hui âgé de 54 ans. Il a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de ses deux enfants, Olivier (5 ans) et Anne-Sophie (3 ans), commis en 2009. Les faits se sont déroulés dans le contexte de sa séparation avec son ex-épouse. Turcotte a d'abord été jugé non criminellement responsable en 2011 pour cause de troubles mentaux, mais la Couronne a fait appel de ce verdict. Un second procès en 2015 a abouti à un verdict de culpabilité, le condamnant à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 17 ans. Le juge avait alors qualifié ses crimes d'odieux et horribles, soulignant sa culpabilité morale.
Guy Turcotte a annoncé qu'il allait demander à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) des sorties de prison avec escorte (PSAE) lors d'une audience prévue le 22 septembre 2026. Une PSAE est une forme de libération conditionnelle temporaire qui permet à un détenu de quitter l'établissement pour une durée limitée, toujours accompagné d'un membre du personnel du Service correctionnel du Canada (SCC) ou d'un bénévole agréé. Cette permission vise à préparer progressivement le détenu à une éventuelle libération conditionnelle totale. La décision de la Commission ne sera pas rendue publique, conformément à la loi, mais les journalistes pourront assister à l'audience.
Pour accorder ou refuser une PSAE, la Commission des libérations conditionnelles évalue plusieurs critères. Elle examine d'abord si le risque de récidive du détenu pendant la sortie représente un danger inacceptable pour la société. Elle vérifie également si la sortie est souhaitable pour le détenu, par exemple dans le cadre d'un projet structuré comme une visite familiale ou une participation à un programme de réinsertion. Enfin, la Commission analyse la conduite du détenu durant sa détention : s'il a respecté les règles et montré des progrès, cela peut jouer en sa faveur. Un projet de sortie bien défini doit être présenté pour obtenir cette permission.
Guy Turcotte a été reconnu coupable en 2015 et condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 17 ans. Cela signifie qu'il pourra demander une libération conditionnelle totale à partir de l'année 2028. Avant cette date, des permissions de sortie encadrées (PSAE) pourraient lui être accordées pour faciliter sa réinsertion progressive. Ces sorties avec escorte s'inscrivent dans un processus graduel visant à évaluer sa capacité à réintégrer la société sans danger. La Commission des libérations conditionnelles joue ici un rôle clé en supervisant ces étapes.
Plusieurs acteurs interviennent dans ce dossier. La *Commission des libérations conditionnelles du Canada* (CLCC) est l'organisme indépendant qui décide des permissions de sortie et des libérations conditionnelles. Le *Service correctionnel du Canada* (SCC) est responsable de la gestion des détenus et de leur encadrement en prison. Enfin, les *bénévoles communautaires* peuvent accompagner les détenus lors de leurs sorties, sous la supervision du SCC. Ces institutions collaborent pour évaluer les risques et préparer les détenus à une éventuelle réinsertion. Leurs décisions sont encadrées par des lois fédérales strictes, notamment pour protéger la société.

