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Généraliste

Milliard veut créer une agence gouvernementale en informatique à 50 millions par an

Le Devoir · mis à jour il y a 2 j

Le PLQ se défend de créer une nouvelle couche bureaucratique et dit vouloir redonner à l’État une expertise interne..

Proposition du PLQ

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, propose la création d’une agence gouvernementale dédiée à l’informatique, avec un budget annuel de 50 millions d’euros. Cette initiative vise à renforcer l’expertise interne de l’État en matière de technologies numériques. Selon Milliard, cette agence permettrait de réduire les dépenses publiques en optimisant la gestion des projets informatiques, actuellement souvent externalisés à des entreprises privées. Le PLQ présente cette solution comme un moyen de mettre fin à la dépendance de l’État envers les firmes externes, tout en évitant une augmentation de la bureaucratie. L’agence serait placée sous la responsabilité du ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN), créé en 2022 par le gouvernement Legault, mais dont les pouvoirs seraient renforcés pour lui permettre d’agir efficacement.

Objectifs de l'agence

L’agence aurait pour mission principale de redresser les contrats informatiques du gouvernement québécois, souvent critiqués pour leur inefficacité ou leur coût excessif. Pour attirer des experts qualifiés, l’agence pourrait offrir des salaires et des conditions de travail plus avantageux que ceux proposés dans la fonction publique traditionnelle. Charles Milliard évoque des « conditions concurrentielles », sans préciser le nombre exact d’employés recrutés. L’objectif affiché est d’économiser jusqu’à 500 millions d’euros par an en évitant les erreurs coûteuses des projets informatiques passés. Le PLQ insiste sur le fait que cette structure ne constituera pas une nouvelle couche administrative superflue, mais plutôt un outil stratégique pour moderniser les services publics.

Contexte politique

Cette proposition s’inscrit dans le cadre des élections québécoises de 2026, où le PLQ, dirigé par Charles Milliard, cherche à se différencier de la Coalition Avenir Québec (CAQ), actuellement au pouvoir. Milliard critique le gouvernement Legault pour ne pas avoir doté le MCN des pouvoirs nécessaires à sa mission initiale, limitant ainsi son efficacité. Il souligne que le Conseil du trésor, responsable des finances publiques, n’est pas un « shop informatique », c’est-à-dire un service spécialisé dans la gestion des projets technologiques. Le PLQ présente cette agence comme une réponse aux échecs répétés des projets informatiques gouvernementaux, qui ont déjà fait l’objet de critiques, notamment dans un article précédent du Devoir évoquant un « chantier informatique qui hante » l’actuelle ministre Christine Fréchette.

Budget et économies

Le budget annuel de 50 millions d’euros alloué à cette agence est présenté comme un investissement rentable. Charles Milliard avance que les économies réalisées grâce à une meilleure gestion des projets informatiques pourraient atteindre 500 millions d’euros par an, soit un retour sur investissement de 10 pour 1. Ce chiffre est avancé pour justifier la dépense initiale, souvent perçue comme élevée par les détracteurs. L’agence serait financée par des fonds publics, mais son coût serait compensé par les gains d’efficacité et la réduction des surcoûts liés aux contrats externes mal gérés. Aucune estimation précise du nombre d’employés n’a été communiquée, mais l’accent est mis sur la qualité de l’équipe plutôt que sur sa taille.

Ce que ça pourrait changer

La proposition du PLQ soulève plusieurs questions, notamment sur la capacité du MCN à absorber cette nouvelle mission sans alourdir la bureaucratie. Les libéraux assurent que l’agence sera intégrée de manière efficace, sous la supervision directe du MCN, et non du Conseil du trésor. Cependant, les détails concrets sur son fonctionnement, son organisation ou ses premières actions restent flous, Milliard promettant des précisions ultérieures. Ce projet s’ajoute à une série de promesses électorales du PLQ, dans un contexte où les partis politiques québécois rivalisent pour proposer des solutions au virage numérique de l’État. La création de cette agence pourrait aussi être perçue comme une réponse aux critiques sur la gestion des technologies par le gouvernement actuel.

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