PSPP dénonce des «manœuvres» pour l’associer à Trump
Il affirme qu’un article véhicule de fausses informations sur ses relations avec les États-Unis..
Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (surnommé PSPP), a démenti catégoriquement une information publiée par le journal The Gazette le 1er octobre 2026. Selon ce quotidien anglophone montréalais, le PQ aurait tenté d’organiser une rencontre avec le département d’État américain (le ministère des Affaires étrangères des États-Unis) au début du mois de mars 2026. PSPP affirme que cette affirmation est fausse et qu’aucune date n’a été fixée pour une telle rencontre. Il précise qu’aucun voyage n’a été annulé, comme le suggère l’article, mais simplement reporté en raison de la situation géopolitique et économique. Le chef péquiste reconnaît cependant avoir cherché à organiser des rencontres avec des représentants américains en 2026, comme il l’avait mentionné publiquement en janvier 2026.
Paul St-Pierre Plamondon a expliqué avoir discuté avec Anne Dudte, la consule générale des États-Unis au Québec, lors de son passage à l’Assemblée nationale. Cette dernière fait partie de l’administration américaine, ce qui a été souligné par PSPP pour montrer l’absence de lien avec l’équipe de Donald Trump, président des États-Unis à l’époque. Le chef péquiste a dénoncé une manœuvre visant à l’associer à l’administration Trump, alors qu’aucune rencontre n’a eu lieu ni avec le département d’État ni avec des membres de cette administration. Il a insisté sur le fait qu’aucune preuve écrite ou enregistrée (courriels, appels) ne confirme cette tentative de rencontre en mars 2026.
Les adversaires politiques de Paul St-Pierre Plamondon ont réagi à ses déclarations. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a critiqué le manque de transparence et a demandé des éclaircissements avant le scrutin, prévu dans 48 heures. Il a souligné que les contradictions entre les propos de PSPP et l’article de The Gazette ne rassuraient pas sur sa crédibilité. Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, a également exprimé des doutes lors d’un échange houleux avec PSPP la semaine précédente. Il avait questionné le chef péquiste sur d’éventuelles rencontres secrètes avec des représentants américains, ce à quoi PSPP a répondu qu’il n’avait jamais eu de rencontre politique aux États-Unis ni voyagé à l’étranger pour en organiser.
En janvier 2026, Paul St-Pierre Plamondon avait évoqué son intention de se rendre aux États-Unis, en Europe et dans le reste du Canada pour développer des liens politiques. Cependant, en juin 2026, il a annoncé reporter cette tournée après les élections. Cette décision a été prise en raison de contraintes géopolitiques et économiques, selon ses explications. Le chef péquiste a toujours défendu son droit de nouer des contacts internationaux, mais il rejette catégoriquement l’idée d’avoir agi de manière secrète ou de chercher à s’allier avec l’administration Trump, qu’il n’a jamais rencontrée.

