Une étude suggère que les chats peuvent développer une démence proche d’Alzheimer… une découverte qui éclairerait le fonctionnement de notre propre cerveau
Les similitudes entre la démence chez les chats et la maladie d'Alzheimer chez l'homme révèlent des pistes fascinantes pour la recherche médicale. The post Une étude suggère que les chats peuvent développer une démence proche d’Alzheimer… une découverte qui éclairerait le fonctionnement de notre propre cerveau appeared first on Science et vie..
Une étude récente révèle que les chats âgés peuvent développer une forme de démence similaire à la maladie d’Alzheimer chez l’humain. Cette découverte repose sur l’observation de symptômes comparables, comme une désorientation dans des lieux familiers, des vocalises nocturnes inhabituelles, des troubles du sommeil ou des changements de comportement soudains. Ces signes, souvent attribués à tort au vieillissement normal ou à l’ennui, cachent en réalité un processus pathologique. Environ 50 % des chats de plus de 15 ans présenteraient au moins un symptôme lié à cette démence féline, selon des données citées par SciTechDaily. Cette proportion souligne l’importance de mieux comprendre ce trouble pour améliorer la qualité de vie des animaux âgés et offrir des pistes de recherche pour les maladies neurodégénératives humaines.
Au cœur de cette découverte se trouvent des dépôts de plaques amyloïdes-bêta dans le cerveau des chats atteints de démence. Ces plaques sont des accumulations de protéines toxiques qui perturbent le fonctionnement des neurones. Elles sont également un marqueur caractéristique de la maladie d’Alzheimer chez l’humain. Les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en collaboration avec la UK Dementia Research Institute et l’Université de Californie, ont utilisé des techniques de microscopie confocale pour analyser des cerveaux de chats âgés ou malades. Ils ont observé que ces plaques s’installaient directement dans les synapses, c’est-à-dire les zones de connexion entre les neurones, où l’information est transmise. Cette localisation aggrave les perturbations cognitives, car elle bloque les échanges d’informations essentiels au fonctionnement du cerveau.
Le cerveau dispose de cellules spécialisées pour maintenir son équilibre, comme les astrocytes et les microglies. Normalement, ces cellules nettoient les synapses pendant le développement cérébral, un processus appelé « élagage synaptique », qui permet d’éliminer les connexions inutiles pour optimiser le fonctionnement neuronal. Cependant, dans le cas de la démence féline, ces cellules deviennent hyperactives et éliminent également des synapses saines, contaminées par les plaques amyloïdes. Cette réaction excessive aggrave la perte de connexions neuronales et accélère le déclin cognitif. L’étude publiée dans l’European Journal of Neuroscience montre que ce mécanisme est identique à celui observé chez les patients atteints d’Alzheimer, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier la maladie humaine.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche médicale, car elle suggère que le chat pourrait servir de modèle biologique pour étudier la maladie d’Alzheimer. Contrairement à d’autres animaux de laboratoire, comme les souris, les chats développent spontanément des symptômes de démence avec l’âge, ce qui permet d’observer l’évolution naturelle de la maladie. Les chercheurs espèrent que cette approche permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à Alzheimer et de tester de nouvelles thérapies. L’étude souligne également l’importance de surveiller les signes de démence chez les animaux de compagnie, afin d’améliorer leur bien-être et de détecter précocement les troubles cognitifs. Cette avancée pourrait, à terme, bénéficier aussi bien aux félins qu’aux humains.

