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Chère Union Européenne, je voudrais profiter à 100 % d’un produit que je paye 100 % de son prix : comment peut-on avancer ? Cordialement

Numerama · mis à jour il y a 7 j

Le soir du keynote Apple, pendant que John Ternus (bye Tim, c’était chouette) dépliait le premier iPhone pliant de l'histoire d'Apple sur la scène du Steve Jobs Theater, j'ai regardé mon iPhone 17 Pro fixement et je me suis posé des questions. Cet article est extrait de la newsletter ToujoursPlus : abonnez-vous ici gratuitement pour la recevoir tous les week-ends..

Critères d'achat

L'auteur explique que son choix d'un smartphone repose désormais sur deux critères principaux : la portabilité et la qualité photographique. Pour lui, un téléphone doit pouvoir l'accompagner dans toutes ses activités quotidiennes, même les plus mouvementées (randonnée, sport, sorties avec un enfant, etc.). Il insiste sur la robustesse nécessaire pour résister aux chocs, à l'eau, à la poussière et aux manipulations brutales. Concernant la photo, il avoue ne pas maîtriser les techniques de cadrage et de retouche, et attend donc du téléphone qu'il compense ses lacunes. Il cite notamment les zooms 4x et 8x des Pixel de Google comme des fonctionnalités qui l'ont aidé à obtenir des photos correctes sans effort. Ces critères reflètent une recherche de simplicité et d'adaptation à un usage personnel intense.

Problème du format pliant

L'auteur analyse l'iPhone Duo, un smartphone pliant présenté par Apple, comme un produit moins résistant qu'un modèle classique en raison de sa charnière et de ses deux dalles. Bien que le format compact (5,4 pouces plié) soit apprécié, il soulève des questions sur la durabilité, notamment pour un usage quotidien intense. L'auteur reconnaît cependant l'intérêt du format pour sa portabilité. Concernant la photo, il regrette l'absence de téléobjectif et de zoom optique sur ce modèle, ainsi que l'utilisation d'un capteur principal moins performant que celui de l'iPhone 17 standard. Ces choix techniques limitent la capacité du téléphone à compenser ses erreurs de photographe amateur.

Prix élevés en Europe

L'auteur compare les prix des nouveaux iPhone en Europe et aux États-Unis, en tenant compte des taxes. Par exemple, l'iPhone Duo coûte 2 339 € en France contre 1 999 $ (soit environ 2 068 € après conversion et ajout de la TVA américaine), soit un écart de 13 %. Pour l'iPhone 18 Pro, le prix est de 1 479 € en France contre 1 199 $ (environ 1 240 € après conversion et TVA), soit un écart de 19 %. Ces différences s'expliquent par une tarification adaptée aux revenus locaux. Or, le PIB par habitant en Europe est d'environ 70 % de celui des États-Unis, ce qui rend ces écarts de prix particulièrement problématiques pour les consommateurs européens.

Absence de modèles abordables

Lors du keynote d'Apple du 13 septembre 2026, aucun modèle d'iPhone standard ou abordable n'a été présenté. Seuls des produits haut de gamme, comme l'iPhone Duo ou l'iPhone 18 Pro, ont été dévoilés. Cette absence de variantes moins chères est soulignée comme un changement de stratégie par l'auteur. Traditionnellement, Apple proposait une gamme variée pour s'adapter aux budgets locaux. Désormais, les produits phares semblent conçus pour des marchés spécifiques, comme les États-Unis ou la Chine, où les pliables sont populaires, plutôt que pour l'Europe, où ils représentent seulement 2 % des ventes.

Fonctions limitées en Europe

L'auteur relève que plusieurs fonctionnalités des nouveaux produits Apple ne seront pas disponibles en Europe au lancement. Par exemple, Siri AI et Apple Reference Image (un système de certification des photos) sont bloqués dans l'Union européenne. De même, certaines fonctionnalités des Apple Watch Series 12 et Ultra 4, comme la reconnaissance sonore avancée ou le résumé vocal de Siri, ne seront accessibles qu'aux utilisateurs américains ou anglophones. Ces restrictions réduisent significativement l'intérêt des nouveaux produits pour les consommateurs européens, qui paient pourtant le prix fort.

Ce que ça pourrait changer

L'auteur analyse la stratégie d'Apple comme un renversement de sa politique historique. Traditionnellement, Apple adaptait ses produits, leurs prix et leurs fonctionnalités aux besoins et aux capacités financières de chaque marché. En 2026, l'entreprise semble désormais concevoir ses produits pour des marchés spécifiques (États-Unis, Chine) puis ajuster les fonctionnalités disponibles en Europe en fonction des réglementations locales. Cette approche est décrite comme un désengagement progressif de l'Europe, où les consommateurs paient plus cher pour des produits moins complets. L'auteur souligne que cette stratégie ne répond plus aux attentes des Européens.

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