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La puce qui fait tourner Gemini part en orbite dans quelques jours : Google annonce un test imminent et en dit plus sur ses futurs centres de données dans l’espace

Presse-Citron · mis à jour 25 sept.

Google veut envoyer des centres de données orbitaux pour faire les calculs pour l’IA dans l’espace, où ses satellites pourront obtenir jusqu’à 8 fois plus d’énergie solaire. Et un premier test, qui déterminera si les puces d’IA qui font tourner Gemini peuvent survivre au lancement et aux conditions de l’espace, débutera dans quelques jours..

Google et ses centres orbitaux

Google a annoncé un projet ambitieux nommé Suncatcher, visant à installer des centres de données dans l’espace pour alimenter ses services d’intelligence artificielle (IA). L’objectif est de profiter d’une exposition solaire bien plus importante qu’au sol : entre 5 et 8 fois plus d’énergie solaire pourrait être captée par les satellites en orbite, ce qui résoudrait en partie le problème de la consommation énergétique croissante des IA comme Gemini, le modèle d’IA de Google. Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large où des entreprises comme SpaceX explorent également des solutions spatiales pour répondre aux besoins énergétiques et technologiques de demain. Le projet reste encore expérimental et pourrait prendre plusieurs années avant d’être pleinement opérationnel.

Premier test en orbite imminent

Dans quelques jours, Google va réaliser un test crucial pour son projet Suncatcher : envoyer une puce spécialisée, appelée TPU (Tensor Processing Unit), en orbite terrestre basse. Cette puce est conçue pour exécuter des calculs liés à l’IA, comme ceux nécessaires au fonctionnement de Gemini. Le test vise à vérifier deux choses : d’abord, si la puce survit aux conditions extrêmes du lancement, notamment les vibrations intenses pendant environ 10 minutes ; ensuite, si elle fonctionne correctement une fois dans l’espace, où elle sera exposée à des radiations et à un vide quasi total. Les résultats des tests terrestres, notamment ceux simulant les radiations avec un faisceau de protons et les conditions thermiques de l’espace, ont été encourageants, mais l’étape orbitale reste une première décisive.

Technologie et partenaires clés

Pour mener à bien ce test, Google collabore avec la société Planet, spécialisée dans l’observation de la Terre par satellite, et utilise une fusée de SpaceX pour le lancement. Le projet prévoit à terme des satellites équipés de dizaines de puces TPU, organisés en grappes pour former des centres de données orbitaux. Un autre test est déjà prévu pour 2027, cette fois avec deux satellites, afin d’évaluer une technologie de communication laser entre eux. Cette méthode permettrait aux satellites de partager des données et de coordonner leurs calculs à distance. Google souligne que ce projet, comme d’autres innovations technologiques majeures (comme la conduite autonome ou l’informatique quantique), nécessite une approche progressive et méthodique.

Ce que ça pourrait changer

Si les tests actuels et futurs se déroulent comme prévu, Google envisage de déployer ses centres de données orbitaux à plus grande échelle. Cependant, le géant technologique insiste sur le fait que ce projet en est encore à ses débuts et que son développement pourrait s’étendre sur plusieurs années. Les principaux défis incluent la fiabilité des puces dans l’espace, la gestion des radiations, le refroidissement des composants dans un environnement sans air, et la communication entre les satellites. Google compare cette aventure à d’autres innovations technologiques qui ont nécessité des années de recherche avant d’être viables, comme l’informatique quantique ou les voitures autonomes.

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