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Aussi grandes que Jupiter, ces planètes détectées à 1 100 années-lumière de la Terre seraient moins denses que de la… barbe à papa

Science & Vie · mis à jour il y a 12 j

Les planètes que l'on repère ressemblent le plus souvent à des boules compactes de roche ou de gaz. De temps en temps, la nature s'amuse à défier cette règle.

Découverte de planètes géantes

Des astronomes ont détecté deux planètes situées à environ 1 100 années-lumière de la Terre. Ces planètes, nommées WASP-166b et WASP-175b, sont comparables en taille à Jupiter, la plus grande planète de notre système solaire. Cependant, leur densité est extrêmement faible, au point d’être comparée à celle de la barbe à papa, un bonbon léger et aéré. Pour donner une idée de cette densité, Jupiter a une densité moyenne de 1,33 gramme par centimètre cube, tandis que ces planètes en ont une d’environ 0,1 gramme par centimètre cube, soit 10 fois moins. Cette particularité les place parmi les planètes les moins denses jamais observées.

Méthode de détection

Ces planètes ont été découvertes grâce à la méthode des transits. Lorsqu’une planète passe devant son étoile (transit), elle bloque une partie de sa lumière, créant une diminution temporaire de la luminosité observable depuis la Terre. Les télescopes, comme ceux du projet WASP (Wide Angle Search for Planets), détectent ces variations et permettent d’identifier la présence de planètes. WASP-166b et WASP-175b ont été repérées grâce à cette technique, qui est l’une des plus utilisées pour découvrir des exoplanètes, c’est-à-dire des planètes situées en dehors de notre système solaire.

Origine de leur faible densité

La densité exceptionnellement faible de ces planètes s’explique par leur composition et leur atmosphère. Elles sont principalement composées d’hydrogène et d’hélium, des gaz très légers, comme Jupiter. Cependant, leur proximité avec leur étoile pourrait expliquer leur atmosphère gonflée. En effet, WASP-166b et WASP-175b sont des Jupiters chauds, c’est-à-dire des planètes géantes gazeuses qui orbitent très près de leur étoile. La chaleur intense de l’étoile réchauffe leur atmosphère, la faisant gonfler comme un ballon. Cette expansion réduit leur densité globale, les rendant aussi légères que de la barbe à papa.

Implications scientifiques

La découverte de ces planètes pose des questions sur la formation et l’évolution des systèmes planétaires. Leur existence montre que des planètes géantes peuvent se former à proximité de leur étoile, contrairement à ce que l’on observe dans notre système solaire, où les géantes gazeuses comme Jupiter sont éloignées du Soleil. Ces observations pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les mécanismes de migration planétaire, c’est-à-dire le déplacement des planètes au fil du temps. De plus, l’étude de leur atmosphère pourrait révéler des indices sur la composition des planètes géantes et leur interaction avec leur étoile.

Ce que ça pourrait changer

Les télescopes utilisés pour cette découverte font partie du projet *WASP*, un réseau de petits télescopes automatisés situés dans des observatoires comme La Palma aux îles Canaries ou en Afrique du Sud. Ces instruments surveillent en continu des milliers d’étoiles à la recherche de transits planétaires. Une fois une planète détectée, des télescopes plus puissants, comme ceux de l’*ESO* (*European Southern Observatory*), peuvent être utilisés pour analyser sa composition atmosphérique et confirmer ses caractéristiques. Ces outils permettent aux astronomes d’étudier des exoplanètes situées à des centaines d’années-lumière de la Terre.

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