Christine Fréchette déploie son « bouclier » contre « l’intimidateur » Donald Trump
La guerre tarifaire traverse un nouvel épisode aigu après l'entrée en vigueur des contre-tarifs fédéraux..
Christine Fréchette, première ministre du Québec, fait face à une nouvelle phase d’une guerre tarifaire déclenchée par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump. Cette guerre commerciale implique des tarifs douaniers (taxes imposées sur les importations) et des contre-tarifs (taxes imposées en réponse) entre les deux pays. Le Canada a récemment mis en place des contre-tarifs fédéraux pour protéger son économie, mais ces mesures pourraient avoir des conséquences négatives pour les entreprises québécoises. Fréchette compare cette situation à un intimidateur, en référence à la stratégie agressive de Trump, et souligne que le Québec doit choisir entre céder ou résister. La guerre tarifaire a commencé dans la nuit du 7 au 8 septembre 2026.
Pour protéger l’économie québécoise, Christine Fréchette propose d’utiliser les achats du gouvernement comme un bouclier contre les effets des contre-tarifs. Elle prévoit réserver certains appels d’offres publics (contrats gouvernementaux) aux entreprises québécoises ou canadiennes pendant quatre mois, jusqu’en janvier 2027. Ces contrats représentent un montant total de 1,5 milliard de dollars. Bien que les entreprises américaines ne soumissionnent que pour moins de 10 % de ces appels d’offres, Fréchette estime que même une petite exclusion peut faire une différence pour les entreprises locales. Elle encourage également la population à acheter local pour renforcer cet effet.
Christine Fréchette estime que l’impact des contre-tarifs sur les entreprises québécoises devrait se situer autour de 5 %. Cependant, elle précise que des remises (aides financières) seront accordées par Ottawa pour compenser ces frais, ce qui pourrait rendre l’impact nul ou neutre. Malgré cela, elle souligne que les entreprises devront faire face à des démarches administratives supplémentaires pour obtenir ces remises, ce qui pourrait ralentir leur accès aux fonds. Elle demande donc au gouvernement fédéral d’accélérer et de simplifier ces processus pour éviter des retards préjudiciables.
Les oppositions politiques au Québec critiquent vivement les actions de Christine Fréchette. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, accuse la première ministre d’avoir instrumentalisé la crise à des fins électorales en organisant un Conseil des ministres exceptionnel. Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, dénonce une chorégraphie politique et une pression inflationniste supplémentaire sur les entreprises. Quant au chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, il refuse de participer à ce qu’il considère comme une pièce de théâtre partisane. Enfin, Québec solidaire (QS) critique le caractère temporaire des mesures proposées, estimant qu’il faudrait une politique d’achat local permanente pour réduire la dépendance aux décisions américaines.
Christine Fréchette lance un appel à la population et aux entreprises pour adopter une politique d’*achat local renforcée*. Elle suggère que si chaque famille québécoise augmente ses dépenses de 25 dollars par semaine auprès d’entreprises locales, cela injecterait 3 milliards de dollars dans l’économie québécoise à terme. Elle insiste sur la nécessité de se serrer les coudes et de montrer une solidarité économique pour contrer les effets négatifs de la guerre tarifaire. Cet appel s’adresse aussi bien aux consommateurs qu’aux entreprises, aux municipalités et aux organismes publics.

