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Société

Cette exoplanète proche de la Terre pourrait être bien plus habitable qu'on ne le pensait

Slate FR · mis à jour 7 juil.

Une nouvelle étude révise à la baisse la masse de GJ 3378b, renforçant l'hypothèse qu'il s'agit d'un monde rocheux situé dans la zone habitable de son étoile..

Découverte d'une exoplanète proche

En 2024, des astronomes ont identifié une exoplanète nommée GJ 3378b, située à environ 25 années-lumière de la Terre. Une année-lumière correspond à la distance parcourue par la lumière en un an, soit près de 9 500 milliards de kilomètres. Cette planète orbite autour d’une naine rouge, un type d’étoile plus petite et moins lumineuse que le Soleil. GJ 3378b effectue un tour complet autour de son étoile en seulement 21,5 jours, ce qui est très rapide comparé à la Terre qui met 365 jours pour orbiter autour du Soleil. Sa proximité avec son étoile aurait pu la rendre inhabitable, mais l’étoile en question émet 90 % de rayonnement en moins que le Soleil, ce qui place la planète dans la zone habitable de son système stellaire. La zone habitable est une région où les températures permettent théoriquement la présence d’eau liquide à la surface d’une planète, un élément essentiel pour la vie telle que nous la connaissons.

Une super-Terre en question

Lors de sa découverte, GJ 3378b était estimée cinq fois plus massive que la Terre. Cette masse importante laissait penser qu’elle pourrait être une super-Terre, une planète rocheuse plus grande que la nôtre, souvent considérée comme un environnement potentiellement propice à la vie. Cependant, les scientifiques ne pouvaient pas exclure l’hypothèse qu’elle soit une petite géante gazeuse, comme Neptune, sans surface solide. Même si elle était rocheuse, sa masse suggérait une pression atmosphérique extrêmement élevée, ce qui aurait pu rendre les conditions de vie difficiles. Ces incertitudes ont limité l’intérêt de GJ 3378b pour la recherche de vie extraterrestre jusqu’à récemment.

Reévaluation de sa masse

Une étude publiée fin juin 2026 dans The Astrophysical Journal a permis de revoir les estimations concernant GJ 3378b. En utilisant un instrument spécialisé, les chercheurs ont mesuré les infimes oscillations de l’étoile causées par la gravité de la planète. Ces mesures ont révélé que GJ 3378b n’est en réalité que 2,3 fois plus massive que la Terre, et non cinq fois comme initialement thought. Cette masse plus modérée renforce l’hypothèse d’une planète rocheuse et suggère qu’elle pourrait posséder une atmosphère avec une pression comparable à celle de la Terre. Une atmosphère stable et une pression modérée sont des conditions favorables à l’émergence de la vie, bien que cela ne soit pas encore confirmé.

Inconnues persistantes

Malgré ces avancées, plusieurs incertitudes subsistent concernant GJ 3378b. Les scientifiques n’ont pas encore confirmé l’existence d’une atmosphère ou la présence d’eau liquide à sa surface. Sa proximité avec son étoile pourrait avoir entraîné la perte de son enveloppe gazeuse sous l’effet des vents stellaires, des flux de particules chargées émis par l’étoile. Ce phénomène est similaire à celui qui aurait privé Mars de son atmosphère et de ses anciens océans. Si GJ 3378b a perdu son atmosphère, elle pourrait être stérile et inhospitalière. Cependant, sa proximité relative avec la Terre en fait une cible idéale pour de futures observations, notamment avec des télescopes avancés.

Ce que ça pourrait changer

GJ 3378b est située à seulement 25 années-lumière de la Terre, ce qui en fait l’une des exoplanètes les plus proches de notre système solaire. Les naines rouges, comme celle autour de laquelle elle orbite, sont le type d’étoile le plus répandu dans la **Voie lactée**, notre galaxie. Si la présence d’une atmosphère est confirmée, cette exoplanète pourrait devenir l’une des cibles les plus prometteuses pour la recherche de signes de vie extraterrestre. Les télescopes futurs, comme le **James Webb**, pourraient analyser sa composition atmosphérique et détecter des molécules comme l’oxygène ou le méthane, des biosignatures potentielles. Cette découverte illustre l’importance de réévaluer régulièrement nos connaissances sur les exoplanètes, car de nouvelles données peuvent transformer notre compréhension de leur habitabilité.

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