Christine Fréchette remportera-t-elle son pari à Trois-Rivières?
La première ministre sortante se présente dans le comté de Trois-Rivières plutôt que dans Sanguinet..
Christine Fréchette, cheffe du parti Coalition Avenir Québec (CAQ), se présente comme candidate dans la circonscription de Trois-Rivières lors des élections québécoises de 2026. Elle avait été élue en 2022 dans la circonscription de Sanguinet, mais a choisi de changer de comté pour cette élection. Son objectif principal est d’être élue députée à Trois-Rivières avant de pouvoir prétendre au poste de première ministre du Québec. La CAQ est au pouvoir depuis 2018 sous la direction de François Legault. Trois-Rivières est une circonscription considérée comme un baromètre politique, car ses électeurs votent souvent pour le parti au pouvoir, sans allégeance fixe à un parti en particulier.
Trois-Rivières est une circonscription prenable pour tous les partis politiques, ce qui signifie que le résultat des élections y est imprévisible et peut basculer d’un scrutin à l’autre. Le choix de Christine Fréchette de se présenter dans ce comté plutôt que dans son ancien territoire électoral de Sanguinet suscite des réactions contrastées parmi les Trifluviens. Certains y voient une opportunité de faire de leur ville un symbole politique en ayant une future première ministre locale, tandis que d’autres critiquent cette décision, la qualifiant de parachutage politique après l’annonce du départ du ministre du Travail Jean Boulet. Daniel Landry, analyste politique et professeur en sociologie au Collège Laflèche, souligne que cette division reflète une incertitude quant aux motivations réelles de la cheffe caquiste.
Lors d’un reportage à Trois-Rivières, plusieurs habitants ont partagé leurs avis sur Christine Fréchette. Eric Leclerc et Raymond, rencontrés au centre-ville, expriment une opinion favorable. Leclerc déclare avoir été impressionné par la cheffe et souligne qu’elle se distingue des autres figures politiques. Raymond, quant à lui, affirme avoir déjà promis son vote à Fréchette, bien qu’il reste ouvert à changer d’avis. À l’inverse, deux jeunes femmes, Carole-Anne et Camilia, ont des positions plus nuancées. Carole-Anne se dit indécise, tandis que Camilia critique le bilan des huit années de la CAQ au pouvoir, notamment sur le plan économique, évoquant des pertes financières importantes selon elle.
Serge Beauchamps, un habitant de Trois-Rivières, défend le choix de Christine Fréchette de se présenter dans sa ville natale. Il souligne que son ancrage local est un atout et que la politique repose aussi sur des opportunités. Il estime que ses positions sur la guerre commerciale pourraient lui être bénéfiques lors de la campagne. Trois-Rivières, située en Mauricie, est une ville stratégique pour la CAQ, car elle permet de capitaliser sur une image de proximité avec les électeurs tout en testant la popularité de la cheffe dans une circonscription clé.
Christine Fréchette affronte quatre autres candidats dans la circonscription de Trois-Rivières. Valérie Renaud-Martin représente le Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Pellerin le Parti québécois (PQ), Steven Roy Cullen Québec solidaire (QS), et Jonathan Couturier le Parti conservateur du Québec (PCQ). Ces partis sont les principaux rivaux de la CAQ dans cette élection. Le PLQ et le PQ sont des formations historiques de la politique québécoise, tandis que QS et le PCQ sont des partis plus récents, avec des orientations idéologiques distinctes. Le résultat de cette compétition déterminera si Fréchette peut compter sur une base solide pour son projet politique.
Christine Fréchette s’est rendue à quatre reprises dans la circonscription de Trois-Rivières depuis le début de la campagne électorale. Elle se dit confiante et affirme ressentir une *connexion* positive avec les électeurs de tous âges. La cheffe caquiste met en avant son travail passé et les encouragements reçus de la part des Trifluviens. Elle prévoit dévoiler prochainement sa *plateforme trifluvienne*, c’est-à-dire son programme électoral adapté aux enjeux spécifiques de la région. Son objectif immédiat est de convaincre les électeurs locaux avant de pouvoir envisager un avenir national.

