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Généraliste

À l’ONU, le président iranien se dit victime du « terrorisme » américain

ICI Radio-Canada · mis à jour 23 sept.

« La résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier », a répondu le président iranien à Donald Trump..

Discours de Trump à l'ONU

Lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 22 septembre 2026, le président américain Donald Trump a tenu un discours marqué par des propos très fermes envers l'Iran. Il a notamment évoqué une décision cruciale à prendre : soit conclure un accord avec l'Iran, soit anéantir la République islamique. Le terme anéantir signifie ici une destruction totale ou une action militaire massive. Trump a utilisé cette formulation pour souligner la gravité de la situation et la menace qu'il perçoit de la part de l'Iran. Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, aggravées par des frappes israélo-américaines fin février 2026. Ces frappes ont marqué le début d'un conflit qui a déjà coûté 43,6 milliards de dollars aux États-Unis, selon les estimations citées dans l'article.

Réponse de l'Iran

En réponse aux menaces de Donald Trump, le président iranien Massoud Pezeshkian a prononcé un discours offensif devant l'ONU le 23 septembre 2026. Il a qualifié les actions américaines de terrorisme et affirmé que l'Iran ne baisserait pas la tête, c'est-à-dire qu'il ne céderait pas face aux pressions. Pezeshkian a nié toute responsabilité de l'Iran dans le déclenchement de conflits, soulignant que son pays n'a jamais été un agresseur ni initié de guerre. Il a également évoqué l'intensification de la résistance du peuple iranien face aux sanctions économiques, à la pression diplomatique et aux intimidations américaines. Cette prise de position marque la première visite d'un haut responsable iranien à New York depuis le début de la guerre en février 2026.

Dialogue Iran-États-Unis

Malgré les tensions verbales entre les dirigeants américain et iranien, des discussions diplomatiques ont repris entre les équipes de Washington et Téhéran lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Ces échanges, qui se déroulent chaque année à New York, visent à trouver une issue à la crise. Cependant, l'article souligne que la situation reste très tendue, notamment en raison du conflit autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole. Aucune avancée concrète n'est attendue à court terme, ce qui laisse planer un risque d'escalade militaire. Le détroit d'Ormuz est un passage clé entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, contrôlé en partie par l'Iran.

Invitation à Poutine

Lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé que Donald Trump avait invité le président russe Vladimir Poutine au sommet du G20 prévu en décembre 2026 aux États-Unis. L'objectif affiché est de relancer les discussions diplomatiques sur la guerre en Ukraine, qui dure depuis quatre ans et demi. Cette guerre, déclenchée par l'invasion russe en février 2022, a déjà causé des dizaines de milliers de morts et des destructions massives. Cependant, la Russie n'a pas encore répondu à cette invitation. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a d'ailleurs réaffirmé devant le Conseil de sécurité que Moscou ne ferait aucune pause dans ses opérations militaires.

Accusations de Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a profité de la tribune de l'ONU pour dénoncer une nouvelle fois Vladimir Poutine, qu'il accuse d'être le seul responsable de la guerre en Ukraine. Zelensky a affirmé que Poutine envoyait au front non seulement des soldats russes, mais aussi des mercenaires issus de 47 pays différents. Cette déclaration s'inscrit dans une stratégie de communication visant à isoler la Russie sur la scène internationale. Zelensky a rencontré son homologue américain Donald Trump lors de cette Assemblée générale, alors que les États-Unis restent un soutien clé de l'Ukraine dans ce conflit.

Conflit autour du Golan

Le président syrien Ahmed al-Chareh a réaffirmé devant l'ONU que le plateau du Golan, occupé en grande partie par Israël depuis 1981, reste un territoire syrien. Cette région, annexée par Israël en 1981, est considérée comme une zone stratégique en raison de ses ressources en eau et de sa position géographique. Al-Chareh a averti que toute violation de la souveraineté syrienne serait stoppée, rappelant que le droit international doit être respecté. Cette déclaration a provoqué une réaction immédiate du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui a réaffirmé que le Golan fait partie intégrante d'Israël et le restera pour toujours.

Critique de Milei contre l'ONU

Le président argentin ultralibéral Javier Milei, allié de Donald Trump, a critiqué l'ONU lors de son discours à l'Assemblée générale. Selon lui, cette organisation est devenue inutile et ne sert qu'à entretenir une caste de parasites, c'est-à-dire une élite bureaucratique qui profiterait du système sans apporter de valeur ajoutée. Milei a également rejoint Trump dans sa critique des craintes liées à l'intelligence artificielle (IA), qualifiant les scénarios dystopiques souvent évoqués de fausses alertes destinées à justifier un contrôle accru de l'État. L'IA désigne ici les technologies capables d'imiter des comportements humains, comme les algorithmes d'apprentissage automatique.

Ce que ça pourrait changer

Pour la première fois, une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU a réuni des experts de l'intelligence artificielle (IA), dont le patron d'OpenAI, ainsi que des dirigeants de 15 pays. Cette initiative, portée par la France, vise à discuter de la régulation de l'IA, un sujet devenu urgent après plusieurs dérapages de modèles avancés. OpenAI est une entreprise spécialisée dans le développement de systèmes d'IA, comme le célèbre ChatGPT. Les pays participants, dont la France, ses partenaires européens et le Canada, demandent des règles strictes pour encadrer cette technologie et éviter ses usages dangereux. Cette réunion s'inscrit dans un contexte où les alertes sur les risques de l'IA se multiplient, notamment en matière de désinformation ou de perte de contrôle sur ces systèmes.

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