Que se passe-t-il sur la Dame de fer ? Le patron de la tour Eiffel démissionne suite à un incident
Un incident inédit secoue le plus célèbre monument parisien. Suite à la mise à l'écart de salariées en raison de leur sexe lors d'une visite privée, le directeur général de la tour Eiffel est contraint de quitter son poste..
Le 5 septembre 2026, une délégation du mouvement religieux hindouiste BAPS a visité la tour Eiffel en dehors des heures d’ouverture. À la demande de cette délégation, la direction de la tour a imposé une restriction : limiter les contacts entre les employées et les visiteurs, en raison de vœux religieux interdisant aux moines tout contact avec des femmes. Cette décision a entraîné l’éviction de plusieurs salariées, certaines étant remplacées par des collègues masculins ou contraintes d’attendre dans des pièces isolées. Le personnel a dénoncé une politique discriminatoire, qualifiant ces consignes de profondément contraires aux valeurs d’égalité et de non-discrimination.
Face à cette situation, les employés de la tour Eiffel ont engagé un mouvement de grève, provoquant la fermeture temporaire du monument le plus emblématique de Paris. Les témoignages des salariées ont mis en lumière des dysfonctionnements et lacunes opérationnels majeurs, notamment l’invisibilisation des femmes au travail. Cette affaire a suscité une vague d’indignation parmi le personnel, qui a estimé que leurs droits fondamentaux avaient été bafoués. La grève a duré plusieurs jours, attirant l’attention des médias et des autorités.
Le directeur général de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), Patrick Branco Ruivo, a annoncé sa démission pour la fin de l’année 2026. Cette décision fait suite aux conclusions d’une enquête interne qui a confirmé les manquements graves dans la gestion de l’incident. La SETE, dirigée par Ariel Weil en tant que président, a présenté ses excuses publiques et qualifié la situation d’inacceptable. Le départ de Patrick Branco Ruivo intervient après huit ans à la tête de l’établissement, marquant un tournant dans la gestion de la tour Eiffel.
L’affaire a provoqué un tollé politique en France. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a critiqué une décision absurde, injuste et inacceptable, tandis que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a déclaré : « Je refuse que l’on demande à des femmes de s’effacer pour répondre aux exigences de visiteurs étrangers ». Ces prises de position reflètent une mobilisation forte contre les discriminations, poussant les autorités à réagir promptement. La SETE a dû justifier ses actions et annoncer des mesures correctives immédiates.
Pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise, la SETE a annoncé la création d’un département spécialisé chargé de gérer l’accueil des personnalités et délégations officielles. Ce service sera accompagné de programmes de formation ciblés sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Ariel Weil, président de la SETE, a souligné l’importance de ces mesures pour restaurer la confiance et garantir le respect des valeurs d’égalité au sein de l’établissement. L’organisation BAPS a également présenté ses excuses, regrettant *toute douleur ou gêne occasionnée* par cette situation.

