Ménilmontant, ce quartier parisien “qui a encore un peu de terre collée sous les ongles”
Près de vingt ans après sa dernière visite, ce journaliste du quotidien australien “The Age” est retourné dans le XXᵉ arrondissement de la capitale française, accompagné de sa famille. Tombé sous le charme de Belleville, il découvre cette fois-ci Ménilmontant, un quartier “resté dans son jus” malgré la gentrification..
Un journaliste australien, Barry Divola, revient à Paris dix-sept ans après son dernier séjour en 2009. À l’époque, il avait découvert le quartier de Belleville, dans le XXe arrondissement, et avait été séduit par son ambiance. Cette fois, il revient avec sa famille, composée de sa femme et de leurs deux filles âgées de 14 et 12 ans. Leur objectif est de trouver un logement pour des vacances de Noël. En 2009, le couple avait logé dans un hôtel du Marais, un quartier central de Paris, où ils avaient été confrontés à une expérience insolite : des chants aigus provenant de la chambre voisine, qui s’arrêtaient dès qu’ils ouvraient leur porte pour vérifier. Cette anecdote amusante est rappelée pour illustrer l’étrangeté de leur premier séjour.
En 2026, le journaliste et sa famille cherchent un logement dans le XXe arrondissement, comme en 2009, mais cette fois dans le quartier de Ménilmontant, voisin de Belleville. Ce quartier est décrit comme ayant « encore un peu de terre collée sous les ongles », une expression imagée pour évoquer son caractère authentique et préservé, malgré les effets de la gentrification, un phénomène où des quartiers populaires se transforment sous l’effet de l’arrivée de populations plus aisées et de la hausse des prix immobiliers. Ménilmontant est présenté comme un lieu où l’on peut encore ressentir l’âme populaire et traditionnelle de Paris, loin des foules de touristes qui envahissent des quartiers comme Montmartre ou le Marais. Le journaliste souligne que ce quartier a su conserver une partie de son caractère d’origine, avec des rues pittoresques et une ambiance de village.
Le terme gentrification désigne un processus économique et social où un quartier populaire, souvent en centre-ville, devient progressivement un espace plus bourgeois, avec une hausse des loyers, une transformation des commerces et une modification de la population locale. À Paris, ce phénomène touche de nombreux arrondissements, comme le XXe, où des quartiers comme Belleville ou Ménilmontant voient leur paysage urbain évoluer. Cependant, Ménilmontant est présenté comme un quartier qui résiste partiellement à cette tendance, en conservant des éléments de son histoire et de sa culture populaire. L’expression « terre collée sous les ongles » suggère que ce quartier garde une certaine authenticité, malgré les pressions de la modernisation. Le journaliste compare cette expérience à celle de touristes qui visitent des lieux comme Montmartre, rendus artificiels par leur popularité.
Le retour à Paris en 2026 s’inscrit dans un contexte familial. Le journaliste et sa femme ont deux filles adolescentes, âgées de 14 et 12 ans, ce qui influence leur choix de destination. Ils cherchent un logement adapté à une famille, tout en souhaitant découvrir un quartier moins touristique que d’autres parties de la capitale. Leur expérience à Rome, où le journaliste s’est agenouillé sur les escaliers de la place d’Espagne pour demander sa femme en mariage, est rappelée comme un souvenir marquant. Ce voyage à Paris représente donc une occasion de partager avec leurs enfants une partie de leur histoire personnelle, tout en explorant un quartier parisien moins connu des touristes.
Le journaliste compare Ménilmontant à d’autres quartiers parisiens, comme Belleville, qu’il avait déjà apprécié en 2009. Il évoque également des lieux plus touristiques, comme Montmartre, souvent associé à des clichés cinématographiques (Amélie Poulain, *Emily in Paris*). Ménilmontant est présenté comme une alternative plus authentique, où l’on peut encore observer des aspects de la vie parisienne traditionnelle. Le quartier est décrit comme un espace où les rues conservent une certaine simplicité, avec des commerces locaux et une ambiance moins policée que dans les zones très fréquentées par les touristes. Cette comparaison met en lumière la diversité des expériences possibles à Paris, au-delà des clichés.

