Les cinq finalistes du Prix littéraire Janette-Bertrand dévoilés
Le prix récompense un livre qui aborde notamment l’égalité des sexes ou la lutte contre les violences de genre..
Le Prix littéraire Janette-Bertrand est une récompense littéraire canadienne créée en l’honneur de Janette Bertrand, figure médiatique québécoise centenaire connue pour son engagement en faveur des droits des femmes et de l’égalité des sexes. Ce prix, remis pour la troisième année consécutive, distingue un ouvrage qui aborde des thèmes comme l’autonomie des femmes, l’égalité des sexes ou la lutte contre les violences de genre. La cérémonie de remise du prix aura lieu le 25 novembre 2026 dans le cadre du Salon du livre de Montréal, un événement majeur dédié à la littérature francophone. L’an dernier, le livre L’été de la colère, d’Elizabeth Lemay, avait remporté ce prix.
Cinq ouvrages ont été sélectionnés parmi une liste initiale de dix titres pour concourir au prix 2026. Ces finalistes ont été annoncés le 15 octobre 2026. Chaque livre aborde des aspects différents des violences de genre ou de l’égalité des sexes, reflétant la diversité des approches littéraires possibles sur ces sujets. Le jury, présidé par l’ex-première ministre Pauline Marois, évaluera ces œuvres avant de désigner le lauréat. La présence de Janette Bertrand elle-même lors de la cérémonie souligne l’importance symbolique de ce prix pour la société québécoise.
Les cinq finalistes sont Cindy_16 de Louis-Daniel Godin, qui explore les risques liés à l’exposition numérique des jeunes, notamment les dangers des réseaux sociaux. Implosion, de Laurence Florisca Rivard, se concentre sur l’impact émotionnel vécu par les proches d’une personne soupçonnée d’un crime sexuel. Je n’ai personne à qui dire que j’ai peur, de Véronique Marcotte, mêle polar et autofiction pour raconter les parcours de femmes confrontées à la violence. Longtemps, se taire, de Sylvie Laniel, est un récit personnel où une psychologue septuagénaire partage ses blessures passées. Enfin, Tout cela m’appartient, de Virginie Chaloux-Gendron, s’appuie sur son expérience pour décrire la violence conjugale.
Ce prix s’inscrit dans un contexte où les questions d’égalité des sexes et de violences de genre occupent une place centrale dans les débats sociétaux au Québec. Les ouvrages finalistes reflètent des réalités souvent invisibilisées, comme les conséquences psychologiques des violences ou les dangers de l’hyperconnexion pour les jeunes. En récompensant des œuvres littéraires engagées, le prix vise à sensibiliser le public et à encourager la réflexion sur ces enjeux. La présence de personnalités comme Janette Bertrand et Pauline Marois lors de la cérémonie renforce la légitimité et la visibilité de cette initiative.

