NapseflowNapseflow
Droit

Le Liban menacé par Israël du « même niveau de destruction » qu’à Gaza

ONU : Droits humains · mis à jour il y a 4 j

Plus de 4 300 morts, des villages du sud du Liban rendus inhabitables et une rhétorique visant notamment la population chiite. Un comité d’experts indépendants de l'ONU s’inquiète des conséquences des opérations militaires israéliennes et de déclarations de responsables évoquant pour le Liban « le même niveau de destruction que celui infligé à Gaza »..

Alerte des Nations Unies

Le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a publié une alerte le 26 août 2026 concernant la situation au Liban. Ce comité, composé d’experts indépendants, surveille le respect de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Il a déclenché une procédure d’alerte précoce et d’action urgente en raison de l’aggravation de la situation humanitaire depuis le 2 mars 2026. Cette procédure permet d’attirer l’attention sur des risques de violations graves des droits humains avant qu’ils ne s’aggravent. Le CERD s’inquiète notamment des destructions massives et des déclarations politiques qui pourraient encourager des violences fondées sur l’origine, la religion ou l’ascendance.

Bilan humain et matériel

Depuis le début des opérations militaires israéliennes au Liban le 2 mars 2026, plus de 4 300 personnes ont été tuées et au moins 12 200 blessées. Les zones touchées sont densément peuplées, ce qui aggrave l’impact des frappes aériennes, des bombardements et de l’utilisation d’armes explosives. Dans le sud du Liban, des villages entiers ont été évacués et rendus inhabitables. Les destructions concernent des logements, des écoles, des hôpitaux, des réseaux d’eau et d’électricité, des lieux de culte et des terres agricoles. Ces infrastructures sont essentielles à la survie des populations civiles, et leur destruction aggrave une crise humanitaire déjà grave.

Discours politiques controversés

Le CERD s’alarme particulièrement des déclarations de responsables israéliens évoquant la possibilité d’infliger au Liban « le même niveau de destruction que celui infligé à Gaza ». Le ministre israélien de la défense a également qualifié d’« ennemis » les habitants chiites de 24 villages du sud du Liban. Ces propos sont jugés dangereux car ils pourraient déshumaniser une partie de la population libanaise et légitimer des punitions collectives, c’est-à-dire des sanctions ou des violences envers un groupe entier en raison de l’action de quelques-uns. Le CERD rappelle que ces discours violent la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui interdit toute forme de discrimination fondée sur l’origine, la religion ou l’ascendance.

Rôle du Hezbollah et du droit international

Le CERD ne critique pas uniquement Israël. Il exprime également sa préoccupation face aux tirs de roquettes du Hezbollah sur des zones peuplées en Israël, qui ont causé des victimes civiles et endommagé des infrastructures civiles. Les combats ont repris le 2 mars 2026 après que le Hezbollah a attaqué Israël en représailles à ce qu’il considérait comme des violations répétées du cessez-le-feu par l’armée israélienne. Israël a répondu par une campagne de bombardements et une offensive terrestre, accompagnées d’ordres d’évacuation dans le sud du Liban. Le CERD rappelle que tous les belligérants doivent respecter le droit international humanitaire, qui protège les civils et interdit les attaques indiscriminées ou disproportionnées.

Crise humanitaire persistante

Malgré un protocole d’accord irano-américain signé en juin 2026, prévoyant un cessez-le-feu au Liban, et un accord-cadre entre le Liban et Israël sous médiation américaine, la situation reste tendue. Des frappes et des tirs d’artillerie israéliens sporadiques continuent d’être signalés dans le sud du Liban, où des troupes israéliennes occupent toujours une partie du territoire. Selon l’Office de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), plus de 800 000 personnes étaient rentrées chez elles au 30 juillet 2026, mais 360 000 autres restaient déplacées, dont 27 000 hébergées dans des centres publics. La FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, continue de livrer des fournitures essentielles aux civils.

Ce que ça pourrait changer

Le CERD demande à Israël d’annuler les ordres généraux de déplacement et d’évacuation, qui forcent des populations à quitter leurs foyers, et de cesser tout transfert forcé de population. Il appelle également toutes les parties au conflit à stopper immédiatement les attaques visant les civils et les biens civils, ainsi que celles qui frappent sans discrimination. Les experts soulignent que certains actes pourraient constituer des *crimes de guerre*, des *crimes contre l’humanité* ou de graves violations du droit international humanitaire et de la Convention contre la discrimination raciale. Ces qualifications juridiques impliquent que les responsables pourraient être tenus pour pénalement responsables devant des tribunaux internationaux.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.