À qui de droit
Chers élus, il y a assez de place, de ressources et de talents pour faire bien mieux, pour tous les Québécois..
Avec le système électoral actuel au Québec, environ sept électeurs sur dix pourraient se sentir déçus par les résultats d'une élection, quel que soit le parti élu. Cela s'explique par le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, qui favorise souvent les grands partis au détriment des plus petits, même si ceux-ci représentent une part importante de l'électorat. Par exemple, un parti peut obtenir une majorité de sièges au Parlement avec seulement 40 % des voix, laissant 60 % des électeurs sans représentation proportionnelle. Cette situation soulève des questions sur l'équité du système démocratique, mais l'article ne propose pas de solution immédiate, se concentrant plutôt sur les responsabilités des élus. Le contexte politique mentionné est celui d'une élection québécoise dont le résultat est inconnu au moment de l'écriture, mais où l'auteure anticipe déjà une déception généralisée.
L'auteure souligne la responsabilité collective de protéger les femmes contre les violences sexuelles et les féminicides, un phénomène qui reste préoccupant au Québec. Elle cite l'exemple de cas où des femmes sont harcelées ou agressées, parfois publiquement via des réseaux sociaux comme Snapchat, et où leur réputation est sacrifiée au nom d'intérêts institutionnels ou de jeunes hommes prometteurs. Par exemple, des établissements comme des universités ou des équipes sportives (comme le hockey) sont pointés du doigt pour leur silence face à ces violences. L'article mentionne aussi les progrès réalisés avec des mesures comme un tribunal spécialisé et une clause juridique pour lutter contre les mythes et préjugés lors des procès pour agressions sexuelles. Cependant, ces avancées ne suffisent pas : en 2026, le nombre de féminicides reste un indicateur alarmant de la persistance de ces violences. L'auteure insiste sur la nécessité d'éduquer les garçons et les hommes pour changer les mentalités, en leur montrant qu'un corps de femme n'est pas un objet de consommation. Elle critique aussi la tendance à blâmer les victimes, par exemple en jugeant leurs vêtements ou leurs habitudes de consommation.
L'auteure met en garde contre l'inaction climatique, soulignant que les changements climatiques constituent la plus grande menace pour la qualité de vie au Québec et ailleurs. Elle note que lors des dernières élections, aucun parti politique n'a placé cette question au cœur de sa campagne, malgré ses répercussions directes sur des aspects comme le coût de l'épicerie. Par exemple, des phénomènes comme les sécheresses ou les inondations pourraient faire augmenter les prix des fruits, légumes et céréales, rendant l'accès à une alimentation saine plus difficile. L'article souligne aussi les liens entre pollution industrielle et santé publique, en mentionnant les coûts élevés pour les populations vivant près de raffineries, mines ou autoroutes. Enfin, l'auteure anticipe une augmentation des réfugiés climatiques fuyant des conditions de vie devenues invivables, ce qui pourrait poser des défis majeurs pour des régions comme le Québec, souvent perçues comme des terres d'accueil.
L'article aborde la précarité croissante d'une partie de la population québécoise, qui peine à subvenir à ses besoins fondamentaux comme se nourrir, se loger ou se soigner. Cette situation touche des personnes nées au Québec ou issues de l'immigration, ainsi que des individus souffrant de problèmes de santé mentale ou cumulant plusieurs emplois pour survivre. L'auteure propose des solutions concrètes pour atténuer cette crise, comme l'adoption de règlements contre la spéculation immobilière (pratique qui consiste à acheter des logements pour les revendre à un prix plus élevé, réduisant l'offre et faisant monter les loyers), l'augmentation du salaire minimum (somme minimale légale que les employeurs doivent verser à leurs employés), ou encore la mise en place de subventions pour les organismes d'aide sociale. Elle souligne aussi l'importance de services gratuits pour les enfants et les jeunes, ainsi que d'une fiscalité plus équitable pour financer ces mesures.
L'auteure alerte sur le niveau de littératie (capacité à comprendre, utiliser et interpréter des textes écrits) au Québec, où 52 % des personnes âgées de 16 à 65 ans n'atteignent pas le niveau 3, considéré comme le seuil minimal pour fonctionner dans une société moderne. Cela signifie qu'environ deux millions de Québécois adultes ont des difficultés à comprendre des textes complexes, comme celui de l'article en cours de lecture. Cette situation limite leur accès à l'information, à l'emploi et à la participation citoyenne. L'auteure critique la ségrégation scolaire (système où les élèves sont répartis dans des écoles en fonction de leur origine sociale ou ethnique, limitant les échanges entre milieux sociaux), qui perpétue les inégalités. Pour remédier à cela, elle propose d'investir massivement dans l'éducation afin de donner à tous les outils nécessaires pour s'épanouir. Elle souligne que beaucoup de ces personnes, malgré leurs difficultés, font preuve de courage et d'intelligence, et pourraient contribuer davantage à la société avec un meilleur accès à la connaissance.
Face à l'inaction politique et aux défis sociaux, économiques et environnementaux, l'auteure appelle le nouveau gouvernement québécois à passer des promesses aux actes. Elle propose que les priorités du Québec soient la *sécurité* (notamment pour les femmes et les plus vulnérables), la *santé* (physique et mentale, incluant l'accès aux soins et la lutte contre les inégalités) et la *liberté* (accès à l'éducation, à la culture et à l'épanouissement personnel). L'article insiste sur l'importance de ne pas désigner de boucs émissaires, comme les *wokes* (terme parfois utilisé de manière péjorative pour désigner des personnes engagées pour les droits sociaux et environnementaux), les immigrants, les Premières Nations, ou d'autres groupes. L'auteure rappelle que tous les Québécois, quels que soient leur origine, leur statut social ou leurs croyances, font partie d'une même société. Elle conclut en affirmant que le Québec dispose de suffisamment de ressources et de talents pour progresser, à condition de travailler ensemble pour un avenir commun.

