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Conseil des ministres : de l’expérience aux postes clés

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

Paul St-Pierre Plamondon confie la Santé à Marie-Karlynn Laflamme et l'Éducation à Joël Arseneau..

Nouveau conseil réduit

Le nouveau premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, a présenté mercredi un Conseil des ministres composé de 22 membres, soit six de moins que le cabinet précédent dirigé par Christine Fréchette. Ce Conseil des ministres est l’équipe de ministres qui dirige le gouvernement québécois, chacun étant responsable d’un domaine précis comme la santé, l’éducation ou les finances. Cette réduction de taille, appelée cure minceur, vise à rendre l’équipe plus efficace. Parmi les ministres nommés, on compte des vétérans de la politique, comme Alain Therrien, et des nouveaux venus, comme Marie-Karlynn Laflamme. Le premier ministre a également annoncé qu’il ne prendrait pas en charge lui-même le poste de ministre responsable de la Capitale-Nationale, une région stratégique du Québec.

Ministres clés nommés

Plusieurs postes clés ont été attribués à des ministres expérimentés. Marie-Karlynn Laflamme, élue députée de Chicoutimi en février 2026, devient ministre de la Santé, de la prévention et des aînés. Avant sa carrière politique, elle a travaillé pendant dix ans au Centre intégré de santé et de services sociaux (CSSS) Lac-St-Jean-Est et était vice-rectrice à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Son rôle inclut l’abolition de Santé Québec, un organisme public créé pour gérer le système de santé, comme promis par le Parti québécois. Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine depuis 2018, prend quant à lui la tête du ministère de l’Éducation. Il devra notamment organiser des États généraux sur l’éducation à l’hiver 2027, une grande consultation publique pour réformer le système scolaire québécois.

Vétérans et experts

Le gouvernement mise sur l’expérience de plusieurs figures politiques. Alain Therrien, ancien député du Bloc québécois à Ottawa entre 2019 et 2025, devient président du Conseil du trésor, un organisme qui supervise les dépenses et les finances publiques du Québec. Nicolas Marceau, déjà ministre des Finances sous le gouvernement de Pauline Marois entre 2012 et 2014, reprend ce poste. Catherine Gentilcore, élue dans Terrebonne en 2025, sera ministre de l’Immigration. Stéphane Paquet, ancien président-directeur général de Montréal International, un organisme qui promeut l’économie montréalaise, hérite du ministère de l’Économie et de l’Énergie. Enfin, Nicolas Girard, directeur général du Réseau de transport de la Capitale (RTC) à Québec, prend en charge les Transports et la Mobilité durable.

Nouveaux talents

Le gouvernement intègre également des profils moins expérimentés mais spécialisés. Marie-Claude Sarrazin, avocate connue pour son rôle dans la commission Gallant sur le fiasco SAAQclic (un scandale lié à un projet informatique raté de la SAAQ, l’organisme qui gère les permis de conduire au Québec), devient ministre de la Justice. Anne Nguyen, députée de Prévost et diplômée de l’Université Harvard, prend la tête du nouveau ministère de l’Intelligence artificielle et du numérique. Guy Lapointe Jr., ancien responsable des communications à la Sûreté du Québec et à la Ville de Montréal, dirige le ministère de la Sécurité intérieure, un domaine créé en avril 2026 pour renforcer la protection des citoyens.

Défis régionaux

Un des principaux défis du nouveau gouvernement est de représenter équitablement la Capitale-Nationale, une région importante du Québec centrée autour de la ville de Québec. Lors des élections d’octobre 2026, le Parti québécois (PQ) n’a élu aucun député dans cette région, ce qui complique la tâche. Le gouvernement a promis qu’une personne serait nommée pour défendre les intérêts de la région, mais cette nomination sera annoncée après la cérémonie d’assermentation. Pascal Paradis, ancien député défait dans la circonscription de Jean-Talon et désormais négociateur en chef du Québec, ne sera pas concerné par ce poste. Cette situation illustre les difficultés de représenter toutes les régions du Québec au sein du gouvernement.

Ce que ça pourrait changer

Parmi les nominations, une personne sera chargée du *processus d’indépendance*, reflétant la promesse de Paul St-Pierre Plamondon de tenir un *référendum* sur l’indépendance du Québec au cours de son premier mandat. Un référendum est une consultation populaire où les citoyens votent pour ou contre une question précise, ici l’indépendance du Québec. Ce poste souligne l’importance de cette promesse électorale pour le nouveau gouvernement. Aucune autre information n’est donnée sur la personne qui occupera ce rôle ou sur le calendrier précis de ce référendum.

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