One year after Trump’s aid cuts, the world’s poorest people are paying the price
A collapse in foreign assistance by wealthy countries has put millions of lives at risk. Canada, despite its global reputation, has followed a similar retreat from poverty reduction and human rights The post One year after Trump’s aid cuts, the world’s poorest people are paying the price appeared first on Ricochet..
En 2024-2025, la seconde administration de Donald Trump a réduit de plus de 35 milliards de dollars les fonds alloués à l'USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), une institution clé dans l'aide humanitaire mondiale. Cette décision a touché plus de 120 pays, mettant en péril des projets vitaux comme la sécurité alimentaire, l'accès à l'eau potable, les soins de santé, la réduction de la pauvreté, la prévention des violences basées sur le genre et la défense des droits humains. Ces coupes ont été décrites comme un 'coup de hache' par Liam Swiss, professeur de sociologie à l'Université Acadia, car contrairement à la première administration Trump, aucun autre pays n'a compensé ce retrait massif. Les conséquences incluent la fermeture de milliers de programmes d'aide et une augmentation estimée à 14 millions de morts supplémentaires d'ici 2030, dont 4,5 millions d'enfants de moins de cinq ans, selon une étude publiée dans The Lancet.
Les réductions de l'aide américaine ont provoqué un effet domino mondial. D'autres donateurs, comme les pays européens, ont également réduit leurs contributions, alors que les besoins humanitaires ont augmenté. Par exemple, l'Allemagne a diminué son aide de 22 % entre 2023 et 2024, tandis que les États-Unis l'ont réduite de 1 %. Le Canada, qui consacrait 0,38 % de son revenu national brut (RNB) à l'aide internationale en 2025, a suivi cette tendance avec une baisse de 8 % de son budget d'aide étrangère. Les pays les plus touchés sont ceux en situation de conflit ou de fragilité, comme la Somalie, où 200 centres de santé ont fermé, dont 40 gérés par World Vision. Les communautés les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes LGBTQ+ et les travailleurs du sexe, subissent les conséquences les plus graves, avec des pertes d'accès aux soins, à l'éducation et à la protection contre les violences.
Au Canada, l'aide internationale est de plus en plus liée aux intérêts commerciaux et diplomatiques plutôt qu'à la réduction de la pauvreté. Depuis 2013, l'Agence canadienne de développement international (CIDA) a été fusionnée avec Affaires mondiales Canada, ce qui a recentré les priorités vers des pays à revenu intermédiaire plutôt que vers les plus pauvres. Heather McPherson, députée du NPD pour Edmonton Strathcona, critique cette approche, soulignant que le Canada utilise désormais ses fonds d'aide pour soutenir des négociations commerciales. En 2025, le budget fédéral a inclus une coupe de 2,7 milliards de dollars dans le financement du développement international, ramenant les dépenses au niveau d'avant la pandémie. De plus, le gouvernement a fermé le Bureau du médiateur canadien pour l'entreprise responsable (CORE) en juin 2026, un organisme chargé d'enquêter sur les violations des droits humains commises par des entreprises canadiennes à l'étranger.
Les coupes de l'USAID ont eu des répercussions majeures sur la santé mondiale. Une étude citée par CIDRAP estime que les réductions pourraient entraîner plus de 4 millions de décès supplémentaires dus au sida d'ici 2030. En Somalie, 60 % des fonds alloués aux projets humanitaires ont été supprimés, forçant des organisations comme World Vision à fermer des centres de santé et à réduire leurs opérations. Au-delà des infrastructures, l'accès aux médicaments et aux soins a été perturbé. Par exemple, la Fondation Stephen Lewis, qui soutient 95 organisations locales en Afrique, a vu ses partenaires incapables de distribuer des traitements contre le VIH, malgré des stocks disponibles. Cette situation a entraîné une résistance aux médicaments et une détérioration de la santé des communautés, avec des conséquences à long terme sur la confiance et la résilience des populations.
Les coupes budgétaires ont transformé l'aide internationale d'un soutien durable en une intervention d'urgence ponctuelle. Des projets comme Reacts-In, financé à hauteur de 6 millions de dollars par le Canada à Baidoa en Somalie, illustrent l'efficacité des investissements à long terme. Ce programme, actif de 2023 à 2030, a touché 475 651 bénéficiaires directs en se concentrant sur la nutrition et l'égalité des genres. Cependant, la majorité des fonds actuels sont désormais consacrés à des interventions d'urgence, limitant la capacité des organisations à construire des systèmes résilients. Suganya Kimbrough, directrice de World Vision Somalie, souligne que ces changements réduisent la capacité des communautés à se développer de manière autonome et durable, les rendant plus vulnérables aux crises futures.
Les réductions d'aide ont exacerbé les inégalités existantes, en particulier pour les femmes et les filles. Un rapport de la *Commission des femmes réfugiées* publié en 2026 révèle que les coupes ont affaibli l'accès aux soins de santé, aux services de protection contre les violences basées sur le genre et aux programmes éducatifs. Par exemple, plus de 3 millions de personnes ont perdu l'accès à des programmes de prévention et de réponse aux violences, tandis que 116 millions de dollars ont été retirés des budgets de formation et d'éducation. Les femmes ont également perdu l'accès à des soins essentiels, comme les soins maternels et infantiles, les soins sexuels et reproductifs, et les traitements contre le VIH/sida. Dans des pays comme l'Afghanistan, l'Éthiopie et le Yémen, des décès ont été documentés en raison de ces coupes. Ces impacts reflètent une tendance mondiale où les rôles de genre traditionnels obligent les femmes à assumer davantage de responsabilités lorsque les services publics sont réduits.

