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Géopolitique

À l’ONU, la “tirade enflammée” contre l’Occident du ministre russe Sergueï Lavrov

Courrier International · mis à jour 27 sept.

Lors d’un discours à l’Assemblée générale des Nations unies, le ministère des affaires étrangères a accusé les puissances européennes et les États-Unis de jouer les va-t-en-guerre en Ukraine. Il avait auparavant rencontré son homologue allemand.

Discours de Lavrov à l'ONU

Le 26 septembre 2026, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a prononcé un discours à l'Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York. Lors de cette intervention, il a vivement critiqué les pays occidentaux, notamment les États-Unis et les puissances européennes, les accusant de jouer les va-t-en-guerre en Ukraine. Lavrov a dénoncé leur stratégie militaire et diplomatique, affirmant qu'elle menait à une impasse. Il a également reproché à l'Occident de vouloir imposer ses règles au reste du monde, tout en utilisant sa force brute pour y parvenir. Son discours a été qualifié de tirade enflammée par plusieurs médias internationaux, soulignant son ton agressif et ses accusations sans concession. Aucune date précise n'est donnée pour la fin du conflit ukrainien, mais le discours s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre la Russie et l'Occident.

Rencontre Lavrov-Wadephul

Avant son discours à l'ONU, Sergueï Lavrov a rencontré Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères, lors d'un entretien qualifié d'inattendu par les médias. Cette réunion, la première entre les deux hommes depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, a duré seulement vingt minutes mais a été jugée la plus importante de la semaine par Wadephul. L'Allemagne a insisté sur la nécessité d'éviter toute escalade inacceptable, notamment après des incidents comme l'attaque de drones à l'aéroport de Leipzig le mois précédent. Wadephul a condamné les agressions contre les civils ukrainiens et les infrastructures, tandis que Lavrov a nié toute responsabilité russe dans ces événements. La rencontre s'est terminée par une poignée de main, mais elle n'a pas permis de désamorcer les tensions entre les deux pays.

Accusations russes contre l'Occident

Lors de son discours à l'ONU, Sergueï Lavrov a accusé l'Occident de semer la discorde entre les États-Unis et l'Europe. Il a notamment déclaré que l'Europe, contaminée par le virus de la supériorité raciale, cherchait à saboter les négociations de paix en Ukraine, en particulier celles auxquelles participait l'administration de Donald Trump. Lavrov a également critiqué l'envoi d'armes occidentales à l'Ukraine, affirmant que ces livraisons ciblaient délibérément des civils et des infrastructures civiles. Ces accusations ont été relayées par des médias comme The New York Post, qui a souligné l'ironie de ces propos, la Russie étant elle-même responsable de nombreuses attaques contre des infrastructures ukrainiennes. Aucun chiffre précis n'est donné pour étayer ces allégations.

Tensions entre Russie et Europe

En parallèle du discours de Lavrov, plusieurs pays européens ont exprimé leur inquiétude face à une possible guerre hybride menée par la Russie. Cette stratégie, qui combine des actions militaires indirectes, des cyberattaques et des opérations de désinformation, vise à déstabiliser l'Europe sans déclencher une guerre ouverte. Les capitales européennes, qui considéraient auparavant le conflit ukrainien comme une réalité distante, s'inquiètent désormais de la multiplication des incidents, comme le survol de drones ou des actes de sabotage. Un ancien ambassadeur américain en Pologne a résumé cette situation en déclarant que la Russie sait sortir un sourire narquois et nier sa responsabilité malgré les preuves accablantes. Aucun chiffre n'est fourni pour quantifier l'ampleur de cette guerre hybride.

Réactions internationales

Les propos de Lavrov ont suscité des réactions variées dans la presse internationale. The Independent a souligné l'ironie de son discours, qui suivait une poignée de main avec Wadephul, tandis que USA Today a rappelé que Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 26 ans, avait appris à défier l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, alliance militaire regroupant les États-Unis, le Canada et plusieurs pays européens) avec une relative impunité. Les médias ont également noté un manque d'engagement clair des États-Unis auprès de ses alliés européens, ce qui aurait pu encourager la Russie à tester les limites de l'OTAN. Aucun chiffre n'est donné pour illustrer cette affirmation.

Ce que ça pourrait changer

Le discours de Lavrov s'inscrit dans un contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine, qui dure depuis 2022, et par les tensions persistantes entre la Russie et l'Occident. Depuis l'invasion, les relations entre la Russie et l'Allemagne, autrefois partenaires économiques majeurs, se sont fortement dégradées. L'Allemagne, membre clé de l'OTAN et de l'Union européenne, a joué un rôle central dans les sanctions contre la Russie et le soutien à l'Ukraine. Cependant, certains pays européens tentent de maintenir un dialogue avec Moscou, comme en témoigne la rencontre entre Lavrov et Wadephul. Aucun chiffre n'est fourni pour quantifier l'impact économique de ces tensions sur l'Europe ou la Russie.

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