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Washington accuse Ottawa d’ingérence dans ses élections de mi-mandat

Le Devoir · mis à jour il y a 15 j

L’ambassade américaine recense les interventions qu’elle juge être de l’ingérence..

Accusations américaines

Le gouvernement américain, par le biais d’un courriel envoyé à la presse, accuse le Canada d’ingérence dans ses élections de mi-mandat prévues le 3 novembre 2026. L’ambassade des États-Unis au Canada recense dix incidents ou déclarations qu’elle juge être des tentatives d’influence. Parmi ces exemples figurent un voyage de la ministre canadienne de l’Industrie, Mélanie Joly, à Chicago, ainsi que des déclarations sur les contre-tarifs canadiens imposés à certains États américains dirigés par des républicains. Le courriel souligne que « tous les Canadiens devraient s’abstenir de tenter de participer aux élections américaines ou d’y exercer une quelconque influence », rappelant que les Américains sont seuls à décider de leurs élections. Cette accusation survient dans un contexte de tensions commerciales et diplomatiques entre les deux pays, avec des échanges publics et des mesures de rétorsion économique de part et d’autre.

Réactions canadiennes

Le premier ministre canadien Mark Carney a réagi aux accusations en défendant le droit de son gouvernement à protéger l’économie canadienne. Il a expliqué que les contre-mesures commerciales, comme les tarifs douaniers, étaient une réponse à la guerre commerciale initiée par les États-Unis. Mark Carney a précisé que ces mesures visaient à protéger les emplois et les entreprises canadiennes, sans commenter directement les accusations d’ingérence. Il était accompagné du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, pour annoncer un plan de 9 milliards de dollars destiné à soutenir les secteurs affectés par cette guerre commerciale. Doug Ford, également visé par les accusations américaines, a nié toute volonté d’interférer dans les élections américaines, affirmant vouloir se concentrer sur les intérêts des citoyens américains et canadiens.

Cibles américaines

L’ambassade américaine cible plusieurs personnalités canadiennes dans son courriel. Mélanie Joly est mentionnée pour ses déclarations sur les contre-tarifs appliqués à des États républicains, tandis que Doug Ford est pointé du doigt pour avoir demandé l’imposition de droits de douane supplémentaires sur des importations en provenance d’États politiquement importants pour le gouvernement Trump. Le député libéral Anthony Housefather est également cité pour avoir fait campagne en Floride pour une représentante démocrate. Enfin, l’ambassade recense 11 Canadiens condamnés ou inculpés pour fraude électorale lors d’élections américaines entre 2012 et 2024. Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de surveillance accrue des responsables américains sur les tentatives d’ingérence avant les élections de mi-mandat.

Ce que ça pourrait changer

Les tensions entre le Canada et les États-Unis ne sont pas nouvelles. Le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations critiques envers le Canada, allant jusqu’à évoquer l’idée d’en faire le 51e État américain ou de qualifier le premier ministre canadien et son prédécesseur de « gouverneurs ». Ces propos s’ajoutent à une série de désaccords commerciaux et diplomatiques. Mark Carney a indiqué avoir discuté avec Donald Trump au téléphone pour évoquer des sujets comme la situation en Iran, la guerre en Ukraine et les enjeux commerciaux entre les deux pays. Aucune reprise des discussions formelles n’a été annoncée. Les élections de mi-mandat américaines, prévues le 3 novembre 2026, ajoutent une pression supplémentaire sur les relations bilatérales.

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