Un juge oblige Trump à rétablir les accréditations de trois médias à la Maison-Blanche
Le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné la suspension provisoire de l’exclusion des journalistes de CNN, MS NOW et “Politico”, accusés par Donald Trump de relayer de fausses informations. Il estime leur recours judiciaire plus crédible que les arguments du président américain..
Le 19 septembre 2026, trois médias américains (CNN, MS NOW et Politico) ont été empêchés d’accéder à la Maison-Blanche par l’administration de Donald Trump. Cette décision fait suite à des accusations portées par le président contre ces médias, les qualifiant de diffuseurs de fausses informations. Les journalistes concernés n’ont pas été informés préalablement de cette exclusion, ni n’ont eu la possibilité de se défendre. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à restreindre l’accès de certains médias aux événements officiels. Les accréditations sont des autorisations délivrées par les autorités pour permettre à des journalistes d’assister à des conférences de presse ou de couvrir des événements à la Maison-Blanche.
Le 24 septembre 2026, le juge fédéral Timothy Kelly a ordonné la suspension provisoire de cette exclusion, rétablissant temporairement les accréditations des trois médias pour une durée de deux semaines. Cette décision intervient dans le cadre d’un recours judiciaire déposé par CNN, MS NOW et Politico contre l’administration Trump. Le juge a estimé que l’exclusion était sans doute inconstitutionnelle, car elle violerait le cinquième amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à une procédure judiciaire régulière. Selon le magistrat, les médias n’ont pas été informés des raisons de leur exclusion ni n’ont pu contester cette décision avant son application. Cette mesure provisoire permet aux journalistes de reprendre leur travail en attendant un jugement définitif.
Les médias exclus ont invoqué deux amendements constitutionnels américains pour contester leur exclusion. Le cinquième amendement, qui protège contre les dénis de procédure régulière, a été cité car l’administration n’a pas informé les médias des motifs de leur exclusion ni ne leur a donné l’occasion de répondre. Le premier amendement, qui garantit la liberté de la presse, a également été évoqué, car cette exclusion pourrait être perçue comme une tentative de censure ou de restriction de la couverture médiatique. Le juge Kelly a rejeté l’argument du gouvernement selon lequel la sécurité nationale justifiait cette exclusion, une justification jugée insuffisante dans ce contexte.
Cette décision judiciaire a suscité des réactions dans le paysage médiatique américain. Plusieurs grandes chaînes de télévision et photographes de médias renommés ont décidé de suspendre partiellement leur couverture des activités de Donald Trump en signe de protestation contre cette exclusion. Le juge Kelly, qui avait déjà statué en 2018 en faveur d’un journaliste de *CNN* (*Jim Acosta*) dans une affaire similaire, semble adopter une position ferme sur la liberté de la presse. Cette affaire illustre les tensions persistantes entre l’administration Trump et certains médias, perçus comme hostiles par le président. La décision définitive du juge est attendue dans les prochaines semaines.

