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Généraliste

Les opineux du bonnet

Le Devoir · mis à jour il y a 7 h

Ce genre de comportement digne d’un automate n’avantage en rien un candidat et va même jusqu’à le discréditer !.

Campagne électorale 2026

L’article s’inscrit dans le contexte d’une campagne électorale québécoise en 2026, marquée par la présence de cinq chefs de parti en compétition pour le poste de premier ministre. L’auteur, philosophe et observateur politique, souligne la longueur et la cacophonie de cette campagne, qui se traduit par de nombreux points de presse quotidiens. Ces rencontres médiatisées sont l’occasion pour les candidats de présenter leurs idées, mais aussi pour le public d’analyser leur comportement non verbal, comme les expressions faciales ou les gestes. L’auteur précise qu’il porte moins attention aux discours qu’aux images et aux attitudes des politiciens, notamment celles des candidats entourant les chefs lors des conférences de presse.

Termes politiques familiers

L’auteur utilise plusieurs expressions familières pour décrire les rôles des candidats dans une campagne électorale. Les députés d’arrière-ban désignent les élus qui siègent en arrière de l’hémicycle parlementaire et dont l’influence est souvent limitée. Les candidats poteaux sont des personnes qui acceptent de se présenter dans une circonscription où leur parti a peu de chances de gagner, servant ainsi de figurants pour donner une apparence de compétition. Ces termes illustrent la diversité des rôles au sein d’une campagne, entre acteurs principaux et figurants. L’auteur les utilise pour introduire une critique plus large sur le comportement des candidats lors des points de presse.

Comportement des figurants

L’auteur s’attarde sur le comportement des candidats qui entourent les chefs de parti lors des points de presse télévisés. Il les compare aux bobbleheads, ces figurines articulées dont la tête oscille mécaniquement au moindre mouvement. Selon lui, ces candidats hochent systématiquement la tête en signe d’approbation à chaque parole du leader, adoptant un comportement jugé artificiel et peu crédible. Cette pratique, selon l’auteur, dévalorise les candidats en donnant l’impression d’un manque d’autonomie ou de réflexion. Il note que les politiciens expérimentés évitent ce piège, suggérant que l’enthousiasme mécanique est plus fréquent chez les novices ou les candidats peu assurés.

Critique des hochements de tête

L’auteur critique vivement ce comportement, qu’il qualifie de digne d’un automate et de discréditant pour les candidats. Il estime que hocher du bonnet de manière systématique ne convainc pas les électeurs et peut même nuire à la crédibilité des politiciens. Selon lui, cette habitude est souvent inversement proportionnelle à l’expérience du candidat : plus un candidat est inexpérimenté ou peu à l’aise avec un dossier, plus il aurait tendance à multiplier les hochements de tête. L’auteur suggère que ce geste, censé inspirer confiance, produit l’effet inverse en donnant une image de soumission ou de manque de maîtrise.

Conseils aux candidats

Pour remédier à cette situation, l’auteur formule une demande claire aux candidats : cesser d’opiner systématiquement du bonnet. Il les invite à adopter une attitude plus mesurée, en s’inspirant de la maxime grecque Rien de trop, gravée sur le temple de Delphes et attribuée au dieu Apollon. Cette phrase, souvent interprétée comme un appel à la modération, servirait de guide pour les candidats afin de gagner en crédibilité et en sagesse. L’auteur espère que cette campagne électorale sera l’occasion pour les politiciens de montrer leur maturité en évitant les comportements stéréotypés et peu convaincants.

Ce que ça pourrait changer

L’auteur de l’article, Réjean Bergeron, est présenté comme philosophe et auteur de plusieurs ouvrages, dont *Je veux être un esclave!* (2016), *L’école amnésique* (2018) et *Homère, la vie et rien d’autre!* (2022). Son approche dans cet article relève de l’analyse critique et de la réflexion sur les comportements politiques, en utilisant des comparaisons littéraires et philosophiques pour illustrer son propos. Il ne propose pas de solution politique, mais une réflexion sur l’image et la crédibilité des candidats, en s’appuyant sur son expertise en philosophie et en sciences humaines.

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