Sélection Liberalis spécial vacances : Bioparc de Doué-la-Fontaine, quand les fauves règnent sur les troglodytes.
Niché dans les anciennes carrières de tuffeau de Doué-la-Fontaine, dans le Maine-et-Loire, entre Saumur et Angers, le Bioparc s'est imposé comme l'un des parcs animaliers les plus singuliers d'Europe et dans un cadre unique au monde. Ici, pas d'enclos plats et impersonnels : les animaux évoluent dans un dédale de cavités creusées par l'homme depuis le Moyen Âge, transformant la visite en véritable exploration souterraine et à ciel ouvert.
Le Bioparc de Doué-la-Fontaine est le seul zoo au monde entièrement aménagé dans des carrières troglodytiques, des cavités creusées dans la roche calcaire par l’homme ou par l’érosion. Ces falaises et tunnels naturels, datant parfois du XIXe siècle, servent aujourd’hui d’habitats pour près de 2 000 animaux issus de 130 espèces différentes. Le site, situé à Doué-la-Fontaine en Maine-et-Loire, a été transformé en parc zoologique en 1961 par Louis Gay, un restaurateur passionné d’animaux, après la découverte d’une ancienne carrière abandonnée en 1960. Cette particularité géologique offre aux visiteurs une expérience immersive, où les animaux comme les girafes ou les rhinocéros évoluent dans des décors minéraux spectaculaires, souvent à quelques mètres seulement des observateurs.
Depuis son ouverture le 14 juillet 1961, le Bioparc est dirigé par la famille Gay, qui en a fait un modèle en matière de bien-être animal et de préservation de la biodiversité. Louis Gay, fondateur du parc, a lancé cette aventure avec une vision : créer un lieu où les animaux vivent dans des conditions proches de leur milieu naturel, sans spectacles ni dressage. Aujourd’hui, la troisième génération perpétue cette mission, tout en développant des Projets Nature depuis les années 1970. Ces initiatives soutiennent des programmes de conservation internationaux, ciblant notamment la protection des espèces menacées comme les rhinocéros noirs ou les loups à crinière, et impliquant les populations locales dans ces efforts.
Le parc propose une immersion totale dans des décors grandioses, conçus pour reproduire les habitats naturels des animaux. Les visiteurs peuvent ainsi observer des okapis, lions, guépards ou pandas roux dans des espaces vastes et adaptés à leurs besoins. Parmi les attractions phares, le Camp des Girafes permet d’admirer ces animaux depuis une carrière à ciel ouvert, offrant une vue à hauteur des girafes, une rareté dans les zoos. D’autres espaces comme la plaine africaine ou une passerelle suspendue au-dessus des lions renforcent cette sensation d’immersion. Le parc met l’accent sur le comportement naturel des animaux, signe selon lui de leur bien-être.
Le Bioparc propose plusieurs options de restauration, privilégiant les produits locaux. Le restaurant panoramique du Camp des Girafes est l’une des expériences les plus prisées : il permet de déjeuner face aux girafes et aux zèbres de Grévy, avec une vue imprenable sur le parc. Les visiteurs peuvent aussi opter pour un self-service proposant des plats chauds et froids, ou des kiosques à emporter (sandwichs, crêpes, glaces) répartis sur le parcours. Ces espaces permettent de pique-niquer sans interrompre la visite, dans des zones aménagées dédiées. Le rapport qualité-prix est souvent souligné comme excellent.
Le Bioparc s’est imposé comme une référence internationale en matière de conservation, avec des programmes actifs de reproduction d’espèces menacées. Depuis les années 1970, les Projets Nature de la famille Gay financent des actions de terrain sur plusieurs continents, en collaboration avec des associations locales. Ces projets visent à protéger à la fois les espèces animales et les populations humaines qui vivent à leurs côtés. Le parc participe notamment à la sauvegarde des rhinocéros noirs et des loups à crinière, tout en développant des installations toujours plus adaptées à leurs besoins, comme des volières intégrées au relief naturel ou des espaces ouverts pour les grands mammifères.
Le site du Bioparc recèle une histoire industrielle méconnue : certaines carrières servaient autrefois de champignonnières, exploitant l’humidité et la fraîcheur constante du tuffeau, une roche calcaire typique de la région. Ces cavités, aujourd’hui transformées en habitats pour des espèces africaines ou asiatiques, offrent un contraste saisissant entre leur passé agricole et leur rôle actuel dans la conservation de la biodiversité. Cette particularité ajoute une dimension culturelle et historique à la visite, rappelant que le parc s’inscrit dans un territoire chargé de traditions, comme la culture des champignons de Paris, une spécialité saumuroise.
Le Bioparc de Doué-la-Fontaine est situé au 103, rue de Cholet, 49700 Doué-en-Anjou. Ouvert toute l’année avec des horaires variables selon les saisons, il est accessible par téléphone au 02 41 59 18 58 ou via son site internet (https://www.bioparc-zoo.fr). Le parc couvre entre 15 et 17 hectares selon les aménagements, et propose plusieurs points de restauration adaptés à tous les budgets. Pour prolonger le séjour, des hébergements comme le *Château de Noirieux* ou le *Château Le Prieuré* offrent un cadre d’exception, tandis que des restaurants comme *Les Cathédrales de la Saulaie* ou *Le Caveau* permettent de découvrir une cuisine locale dans des cadres troglodytiques ou historiques.

