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Géopolitique

De Le Pen à Macron : que disaient les sondages 200 jours avant les précédentes élections présidentielles ?

Le Grand Continent · mis à jour 30 sept.

Depuis 2002, le candidat en tête à ce stade de la campagne a remporté le premier tour quatre fois sur cinq L’article De Le Pen à Macron : que disaient les sondages 200 jours avant les précédentes élections présidentielles ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Sondages 200 jours avant 2027

Les sondages réalisés à 200 jours du premier tour de l’élection présidentielle française de 2027, prévu le 18 avril 2027, placent Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) en tête pour le premier tour, avec des scores supérieurs à 20 % quel que soit son adversaire. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) et Édouard Philippe (Horizons) sont au coude-à-coude autour de 16-17 %, tandis que Gabriel Attal (Renaissance) et Raphaël Glucksmann (Place publique, candidat socialiste) obtiennent environ 10-11 %. Bruno Retailleau (Les Républicains, LR) est crédité d’environ 8 %. Le score d’Attal varie fortement selon la présence d’Édouard Philippe : il chute de 12-15,5 % à 5-9 % si Philippe est candidat. Ces données proviennent de sondages publiés en septembre 2026 et reflètent les intentions de vote à un stade précoce de la campagne.

Fiabilité des sondages

L’article rappelle que les sondages réalisés 200 jours avant le premier tour n’ont pas toujours anticipé les résultats finaux. Sur les cinq dernières élections présidentielles (2002, 2007, 2012, 2017, 2022), le candidat en tête des sondages à ce stade a terminé premier dans quatre cas (Chirac en 2002, Sarkozy en 2007, Hollande en 2012, Macron en 2022). Cependant, le duel de second tour attendu à 200 jours ne s’est concrétisé que trois fois (Sarkozy-Royal en 2007, Hollande-Sarkozy en 2012, Macron-Le Pen en 2022). Dans les autres cas, au moins un des deux finalistes n’était pas celui pressenti : Jean-Marie Le Pen a éliminé Lionel Jospin en 2002, et Emmanuel Macron a devancé Alain Juppé en 2017. Ces écarts soulignent les limites des sondages à long terme.

Performance du RN et de LFI

Les sondages à 200 jours ont souvent sous-estimé ou surestimé les scores du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI). Pour le RN, Marine Le Pen était donnée à 19 % en moyenne en 2012, et a obtenu 17,9 %, puis 23,15 % en 2022 alors qu’elle était créditée de 21 %. En 2002, son père Jean-Marie Le Pen était sous-estimé (6 à 11 % dans les sondages, 16,9 % des voix). Pour LFI, Jean-Luc Mélenchon a systématiquement été sous-estimé : il était donné entre 3 et 7 % en 2011 pour 11,1 % en 2012, entre 10 et 15,5 % en 2016 pour 19,6 % en 2017, et entre 7 et 13 % en 2021 pour 22 % en 2022. Ces écarts montrent que les candidats perçus comme marginaux peuvent progresser fortement en fin de campagne.

Ce que ça pourrait changer

L’article mentionne que Bruno Retailleau (LR) et Dominique de Villepin disposent d’un potentiel électoral « large mais mou », selon les termes de Jean-Yves Dormagen. Cela signifie que leur candidature pourrait séduire une partie importante de l’électorat, mais sans être une priorité pour les électeurs. Leur score dépendrait donc de leur capacité à mobiliser cet électorat indécis. De même, Édouard Philippe et Gabriel Attal, bien que mieux placés dans les sondages, voient leur score varier fortement selon la présence ou non d’autres candidats. Ces dynamiques illustrent la volatilité des intentions de vote en début de campagne.

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