Les raisons du cauchemar du vol FlyDubai encore inconnues, Nétanyahou évoque une radicalisation
Le copilote omanais a poignardé le commandant de bord, précipitant dans le chaos l’avion, qui a pu atterrir..
Un vol de la compagnie FlyDubai (vol 1425), transportant 174 passagers principalement israéliens et émiratis, a connu un grave incident environ deux heures et demie après son décollage de Dubaï. Le copilote omanais a poignardé le commandant de bord, un Indien, provoquant une chute brutale de l’appareil de 33 000 pieds à 17 000 pieds en une minute. L’avion, un Boeing 737 Max 8, a effectué des manœuvres erratiques près de la frontière jordanienne avant d’atterrir en urgence à Tabuk, en Arabie saoudite. L’atterrissage a été qualifié de « miraculeux » par un expert en pilotage, car l’appareil n’était pas conçu pour résister à une telle descente. Le commandant de bord, blessé, a réussi à ouvrir la porte du cockpit pour permettre aux passagers d’intervenir et de maîtriser le copilote. L’avion a perdu son gouvernail lors de la descente. Les passagers ont décrit un sentiment d’impuissance et une réaction instinctive de survie.
Les passagers ont joué un rôle crucial dans la résolution de la crise. Un dentiste à bord, Shota Musayev, a soigné le commandant de bord blessé et a filmé la scène où le copilote, agenouillé et ligoté, était maîtrisé. Les passagers ont également participé à stabiliser l’avion en descente, malgré la panique générale. Leur intervention a permis d’éviter une catastrophe. Un passager israélien, Asaf Rajuan, a expliqué avoir ressenti une impuissance totale mais avoir agi par instinct de survie. Le commandant de bord, Smit Machchhar, a été salué comme un héros et se trouvait dans un état stable après l’atterrissage. Le copilote, dont l’identité n’a pas été révélée, est en état d’arrestation.
Les autorités saoudiennes, israéliennes, émiraties, américaines et omanaises mènent une enquête conjointe pour déterminer les raisons de l’agression. Plusieurs scénarios sont envisagés, dont le terrorisme et des troubles mentaux, sans qu’aucune piste ne soit encore privilégiée. Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a évoqué un possible « endoctrinement islamiste » du copilote, mais sans fournir de détails sur son radicalisation ou ses éventuels complices. Les Émirats arabes unis, dont l’avion est immatriculé, ont lancé leur propre enquête pour vérifier un éventuel lien avec le terrorisme. Israël a demandé le transfert du suspect sur son territoire pour l’interrogatoire, mais cette demande n’a pas encore abouti. L’Arabie saoudite et la Jordanie ont refusé l’accès à leur espace aérien pendant la crise, sans en expliquer les raisons.
Plusieurs dirigeants internationaux ont réagi à l’incident. Donald Trump, président des États-Unis, a évoqué la possibilité que le copilote soit un « terroriste ou un fou », après avoir discuté de l’affaire avec Nétanyahou. Ce dernier a également mis en garde contre une recrudescence des menaces pour la sécurité d’Israël, à quelques semaines d’élections et à l’approche du premier anniversaire de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza. Les États-Unis ont précisé que quatre passagers à bord avaient la nationalité américaine. FlyDubai a annoncé la suspension immédiate de ses vols à destination et en provenance d’Israël. Le gouvernement omanais, qui ne reconnaît pas Israël, n’a pas commenté l’affaire.
L’appareil impliqué est un *Boeing 737 Max 8*, un avion de ligne moyen-courrier. Le *Boeing 737 Max* est un modèle récent, mais déjà marqué par des controverses après deux accidents mortels en 2018 et 2019, liés à un défaut de conception du système de stabilisation (*MCAS*). Dans ce cas précis, l’avion a subi des contraintes extrêmes lors de la descente brutale, au point que son gouvernail a été arraché. Un expert en pilotage, *Philip Kean*, a souligné que le 737 Max n’était pas conçu pour résister à de telles forces, rendant l’atterrissage encore plus remarquable. *Donald Trump* a félicité le constructeur *Boeing* pour la robustesse de l’appareil, capable de supporter des forces bien supérieures à celles prévues lors de sa conception.

