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Coupe du monde : plus de 1 000 sites de streaming illégaux bloqués, le piratage en grand danger

Presse-Citron · mis à jour il y a 16 j

Les États-Unis font le bilan de leur vaste opération de lutte contre les sites de streaming illégal, pendant la Coupe du Monde. En tout, plus de 1 000 noms de domaine ont été saisis..

Coupe du Monde cible

La Coupe du Monde de football a servi de terrain de chasse inattendu aux autorités américaines pour lutter contre le piratage en ligne. Alors que les organisateurs s’attendaient à une augmentation du trafic illégal, les forces de l’ordre ont profité de cet événement mondial pour mener une opération d’envergure. Selon le département américain de la Justice, plus de 1 000 sites de streaming illégaux diffusant les matchs ont été bloqués pendant la compétition. Cette initiative, baptisée operation Offsides (littéralement hors-jeu en anglais), visait à protéger les droits d’auteur des diffuseurs officiels et à sécuriser les données des spectateurs. L’opération s’est déroulée en trois phases distinctes, dont une saisie de 400 noms de domaine dès fin juin 2023. Cette stratégie illustre une volonté des autorités de frapper fort pendant un événement médiatique majeur, où l’engouement des fans rend le piratage particulièrement lucratif.

Sites bloqués et risques

L’opération américaine a principalement consisté à saisir les noms de domaine des sites illégaux, c’est-à-dire les adresses web (comme exemple.com) qui permettent d’accéder à ces plateformes. Ces sites, souvent hébergés à l’étranger, proposaient des retransmissions en direct des matchs sans autorisation, en violation des droits d’auteur. Matthew Millhollin, directeur exécutif adjoint associé de HSI (Homeland Security Investigations, une branche du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis), a souligné un danger supplémentaire : ces plateformes exposent les utilisateurs à des risques cyber. En effet, les pirates derrière ces sites peuvent injecter des logiciels malveillants (programmes conçus pour endommager ou espionner un appareil) ou voler des données personnelles, comme les informations de paiement. Les autorités américaines ont collaboré avec des médias comme NBC Universal et beIN Media Group, détenteurs des droits de diffusion, pour identifier et neutraliser ces réseaux.

Actions en France aussi

Les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir agi contre le piratage pendant la Coupe du Monde. En France, une opération similaire a ciblé les sites de streaming illégaux ainsi que les services d’IPTV illégale. L’IPTV (Internet Protocol Television) désigne la diffusion de chaînes de télévision via internet, souvent proposée sous forme d’abonnement à bas prix. Cependant, de nombreux services IPTV non autorisés diffusent des contenus protégés par des droits d’auteur sans licence. Pendant la compétition, les autorités françaises ont mis en place un mécanisme dynamique de coupure des adresses IP, c’est-à-dire des identifiants numériques des appareils connectés à internet. Cette méthode permet de bloquer l’accès aux serveurs illégaux en temps réel, perturbant ainsi leur fonctionnement. Ces actions s’inscrivent dans une lutte plus large contre le piratage en ligne, qui touche particulièrement les événements sportifs majeurs.

Ce que ça pourrait changer

Le piratage des événements sportifs comme la Coupe du Monde représente un enjeu économique majeur pour les diffuseurs officiels, qui perdent des revenus publicitaires et d’abonnements au profit des plateformes illégales. Aux États-Unis, les autorités estiment que ces sites génèrent des millions de dollars de pertes chaque année. Par ailleurs, les risques pour les utilisateurs sont réels : en plus des logiciels malveillants, certains sites illégaux peuvent voler des données bancaires ou espionner les habitudes de navigation des internautes. Les autorités rappellent que le visionnage de contenus sur ces plateformes est non seulement illégal, mais aussi dangereux. Les opérations menées pendant la Coupe du Monde montrent une volonté des gouvernements de protéger à la fois les droits des créateurs de contenu et la sécurité des consommateurs.

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