Gianni Infantino présente ses excuses, mais laisse ses critiques insatisfaits
Le patron de la FIFA est demeuré avare de détails lors d’une réunion du conseil d’administration..
Gianni Infantino, président de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), a présenté des excuses lors d’une réunion du conseil d’administration de l’organisation le 15 octobre 2026. Cette réunion fait suite à une série de controverses qui ont éclaté après la Coupe du monde 2026, notamment en juillet de la même année. Les critiques visent principalement deux projets lancés par Infantino : un plan de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés pour un montant de 4,2 milliards de dollars, et une décision controversée concernant un joueur américain, Folarin Balogun, qui a suscité des interrogations sur l’impartialité de la FIFA. Ces affaires ont provoqué une crise de confiance au sein de la fédération et divisé les instances dirigeantes du football mondial.
Les dirigeants du football européen, notamment ceux de l’UEFA (Union des Associations Européennes de Football), restent insatisfaits des réponses d’Infantino. Ils exigent des preuves écrites et des détails concrets sur les projets controversés, comme la vente de parts de la Coupe du monde ou l’intervention de Donald Trump pour aider le joueur américain Folarin Balogun. Debbie Hewitt, vice-présidente de la FIFA et dirigeante de la Fédération anglaise de football, a déclaré qu’Infantino devait répondre à ces questions pour prouver sa légitimité à diriger l’organisation. Bernd Neuendorf, dirigeant du football allemand, a quant à lui souligné que « aucune réponse satisfaisante n’a été apportée » et que la FIFA avait besoin d’un leader intègre pour rétablir sa réputation, ternie par ces affaires.
Parmi les projets qui ont déclenché la crise, on trouve un plan secret de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, dont Joshua Kushner, frère de Jared Kushner (gendre de Donald Trump) et associé à un montant de 4,2 milliards de dollars. Ce projet a été abandonné en juillet 2026 après avoir été révélé par les médias. Une autre affaire concerne l’intervention de Donald Trump pour aider Folarin Balogun, un joueur américain, à obtenir un carton rouge contesté lors de la Coupe du monde. Enfin, l’UEFA a demandé à la FIFA d’examiner la pertinence de maintenir un prix de la paix créé en décembre 2025 pour honorer Donald Trump, en raison des tensions géopolitiques actuelles.
L’UEFA a également demandé l’autorisation aux tribunaux américains d’obtenir des preuves en vue d’une plainte pénale contre Infantino en Suisse. Ces démarches visent à éclaircir la gestion des finances de la FIFA, notamment la valorisation d’une filiale destinée à gérer les droits commerciaux des tournois. Cette filiale devait être détenue à au moins 20 % par des investisseurs menés par Joshua Kushner. Les documents judiciaires suggèrent une possible mauvaise gestion financière, ce qui a alimenté les soupçons de conflits d’intérêts et d’opacité dans la gouvernance de la FIFA.
Infantino a demandé aux critiques de soumettre leurs questions par écrit pour y répondre ultérieurement. Cependant, cette approche n’a pas suffi à apaiser les tensions. L’UEFA maintient ses efforts pour destituer Infantino avant ou lors de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027. Le conseil d’administration de la FIFA, composé de 37 membres et présidé par Infantino, doit maintenant décider de la suite à donner à ces affaires. Aucune décision n’a encore été prise, mais la pression sur Infantino s’intensifie, avec des appels à plus de transparence et d’intégrité dans la gestion de l’organisation.

