Tamara Lich ne pourra pas se rendre à la Maison-Blanche
Une juge a rejeté sa demande de dérogation d'assignation à résidence..
Tamara Lich est une figure publique canadienne connue pour son rôle central dans l'organisation du convoi des camionneurs de 2022. Ce mouvement de protestation, qui a paralysé le centre-ville d'Ottawa pendant trois semaines, visait à s'opposer aux restrictions sanitaires liées à la pandémie de COVID-19. En avril 2025, Tamara Lich a été reconnue coupable de méfait et d'autres infractions pour son implication dans ce convoi. Une peine avec sursis de 18 mois, dont 12 mois d'assignation à résidence avec des sorties limitées, lui a été infligée en octobre 2025. Depuis, elle travaille pour Rebel News, un média canadien souvent décrit comme militant et proche de l'extrême droite par le Conseil de presse du Québec.
Tamara Lich purge actuellement une peine avec sursis, ce qui signifie qu'elle évite la prison mais doit respecter des conditions strictes imposées par la justice. Depuis octobre 2025, elle est soumise à une assignation à résidence avec des sorties limitées, c'est-à-dire qu'elle doit rester chez elle sauf pour des motifs précis et autorisés. Malgré ces restrictions, elle a déjà obtenu des dérogations ponctuelles, comme la permission de se rendre à l'école de ses petits-enfants ou d'assister à des événements liés à son emploi. Cependant, une juge d'Ottawa a récemment rejeté sa demande de voyager à l'étranger, notamment pour participer à des conférences de presse à la Maison-Blanche et effectuer une croisière de sept jours dans les Caraïbes.
Le 17 septembre 2026, la juge Heather Perkins-McVey a refusé d'accorder à Tamara Lich une dérogation pour se rendre à l'étranger. Cette décision s'appuie sur deux arguments principaux : d'abord, l'absence de preuves suffisantes démontrant que ce voyage était nécessaire, notamment pour conserver son emploi chez Rebel News ; ensuite, le fait que cette dérogation irait à l'encontre de l'objectif même de sa peine, qui vise à la sanctionner pour ses actes passés. Les procureurs de la Couronne (représentants de l'État dans le système judiciaire canadien) ont souligné que cette autorisation aurait donné à Tamara Lich une liberté de mouvement excessive, réduisant ainsi l'effet dissuasif de sa peine.
Malgré les restrictions, Tamara Lich a pu bénéficier de certaines libertés limitées. Par exemple, elle a été autorisée à quitter son domicile à Medicine Hat (en Alberta) pour se rendre à l'école de ses petits-enfants, ainsi qu'à participer à des événements en Saskatchewan et en Alberta dans le cadre de son travail pour Rebel News. Plus récemment, elle a célébré le 4 juillet (fête nationale américaine) à l'ambassade des États-Unis à Ottawa. Ces exemples montrent que les autorités judiciaires évaluent au cas par cas les demandes de dérogation, en fonction de leur pertinence et de leur conformité avec les objectifs de la peine.
Cette affaire illustre les tensions entre la liberté individuelle et les obligations légales imposées par la justice. Tamara Lich, qui se présente comme une militante, cherche à concilier sa vie professionnelle et ses engagements avec les contraintes de sa peine. Cependant, les autorités judiciaires doivent veiller à ce que les dérogations accordées ne compromettent pas l'équilibre entre répression et réinsertion. Le débat porte donc sur la manière dont une peine avec sursis doit être appliquée : faut-il privilégier la réinsertion sociale ou la rigueur de la sanction ? Cette question est d'autant plus complexe que Tamara Lich est une personnalité médiatique, dont les déplacements peuvent avoir un écho public.

