Les prix à la pompe bondissent à Montréal en raison des conflits géopolitiques
La moyenne du prix de l’essence a grimpé à 2,07 $ le litre, une augmentation de 3,5 % en une seule journée..
Le prix moyen de l’essence à Montréal a atteint 2,07 $ le litre le 17 septembre 2026, selon la Régie de l’énergie du Québec. Cette hausse représente une augmentation de 0,07 $, soit 3,5 %, en une seule journée. Cette flambée des prix s’inscrit dans un contexte où les conflits géopolitiques perturbent les approvisionnements mondiaux en pétrole. À titre de comparaison, le prix était inférieur à ce seuil quelques jours auparavant, illustrant la volatilité récente du marché de l’énergie. Les automobilistes doivent donc s’attendre à des coûts plus élevés à la pompe, ce qui impacte directement leur budget quotidien.
Les tensions au Moyen-Orient et en Ukraine sont les principaux facteurs expliquant cette hausse. D’une part, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime stratégique par laquelle transite une partie importante du pétrole saoudien. D’autre part, les frappes ukrainiennes contre des raffineries russes réduisent la capacité de production et d’exportation de pétrole de la Russie, un des plus grands exportateurs mondiaux. Ces deux crises limitent l’offre disponible sur le marché mondial, ce qui fait monter les prix. Les experts soulignent que cette situation est fragile et pourrait évoluer rapidement en fonction des développements militaires.
Plusieurs acteurs jouent un rôle central dans cette crise. L’Association canadienne des carburants, représentée par Carol Montreuil, explique que les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement en pétrole sont à l’origine de la hausse des prix. De son côté, Dan McTeague, de l’association Canadians for Affordable Energy, anticipe une légère baisse des prix dans les prochains jours, notamment en raison du passage à l’essence d’hiver. Cette dernière est généralement moins chère que l’essence d’été, car sa composition est adaptée pour résister aux températures froides, ce qui réduit les coûts de production. Cependant, les deux experts s’accordent à dire que la situation reste imprévisible en raison des incertitudes géopolitiques.
Les automobilistes québécois sont invités à la prudence avant de faire le plein. Dan McTeague suggère d’attendre quelques jours pour profiter d’une éventuelle baisse des prix, estimée à 0,10 $ le litre à Montréal et à Québec. Cette prévision repose sur le changement saisonnier vers l’essence d’hiver, mais elle dépendra aussi de l’évolution des conflits en cours. Carol Montreuil, quant à lui, rappelle que plusieurs variables entrent en jeu, comme la demande mondiale ou les décisions des pays producteurs de pétrole. Les consommateurs doivent donc surveiller les annonces des stations-service et les prévisions des experts pour optimiser leurs dépenses en carburant.

