Voici les régions d'Europe les moins nuageuses, selon les observations de la NASA
Séville pour le soleil, Londres pour la pluie, les clichés ont la vie dure. La palme, pourtant, ne revient pas à qui l'on croit.
La NASA a publié une carte des régions européennes où le ciel est le moins couvert de nuages, basée sur des observations satellites. Ces données proviennent du projet Clouds and the Earth's Radiant Energy System (CERES), qui mesure depuis 1997 la couverture nuageuse à l'échelle mondiale. Les régions les moins nuageuses sont celles où l'ensoleillement est maximal, un critère important pour des applications comme l'énergie solaire ou l'observation astronomique. L'Europe du Sud, notamment la péninsule Ibérique (Espagne et Portugal) et certaines parties de l'Italie, se distingue par un nombre de jours clairs bien supérieur à la moyenne continentale. Ces zones bénéficient d'un climat méditerranéen, caractérisé par des étés secs et ensoleillés, bien que des variations locales existent.
Parmi les pays européens, l'Espagne et le Portugal sont les plus souvent cités comme les régions les moins nuageuses. Par exemple, la région d'Andalousie en Espagne enregistre en moyenne 300 jours de ciel dégagé par an, tandis que le nord du Portugal affiche des chiffres comparables. Ces données s'appuient sur des relevés satellites couvrant plusieurs décennies, permettant d'identifier des tendances climatiques stables. Ces régions attirent notamment les projets d'installations solaires, comme les parcs photovoltaïques géants en Espagne, qui profitent d'un ensoleillement optimal. Les îles Canaries, territoire espagnol, sont également réputées pour leur ciel presque toujours clair.
L'Italie et la Grèce complètent le trio des pays méditerranéens les moins nuageux. En Italie, les régions du sud, comme la Sicile et la Calabre, bénéficient d'un ensoleillement annuel moyen de 2 800 heures, contre 1 700 heures pour le nord du pays. La Grèce, avec ses nombreuses îles, affiche des valeurs similaires, notamment dans les Cyclades ou le Péloponnèse. Ces zones sont idéales pour le tourisme estival, mais aussi pour des activités comme l'astronomie amateur, grâce à la transparence atmosphérique. Les données de la NASA confirment que ces régions enregistrent moins de 50 % de couverture nuageuse annuelle, contre plus de 70 % dans des zones comme l'Europe du Nord.
À l'inverse, les régions d'Europe du Nord, comme la Scandinavie ou les îles britanniques, affichent une couverture nuageuse bien plus élevée. Par exemple, en Écosse, le nombre de jours ensoleillés par an ne dépasse pas 1 200 heures, avec une moyenne de 200 jours nuageux par an. Ces différences s'expliquent par la proximité avec l'océan Atlantique, qui génère des perturbations atmosphériques fréquentes. Les données de la NASA montrent que les régions les moins nuageuses d'Europe se situent donc principalement dans la partie sud du continent, où le climat est influencé par la présence de la mer Méditerranée.
Les régions peu nuageuses d'Europe intéressent plusieurs secteurs. Pour l'énergie solaire, elles offrent un potentiel maximal : l'Espagne, par exemple, vise 74 % de son électricité à partir de sources renouvelables d'ici 2030, un objectif facilité par son ensoleillement. L'astronomie profite également de ces zones, comme en Sicile où des observatoires sont installés pour étudier les étoiles. Enfin, le tourisme bénéficie de ces conditions climatiques, avec des destinations comme les îles Baléares ou la Costa Brava attirant des millions de visiteurs chaque année. Ces données permettent aussi aux scientifiques de mieux comprendre les variations climatiques en Europe.

