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Géopolitique

Économie russe : la production de pétrole va tomber en 2026 à son niveau le plus bas depuis 2009

Le Grand Continent · mis à jour 27 sept.

Moscou attribue la baisse de la production à des « travaux de maintenance imprévus » L’article Économie russe : la production de pétrole va tomber en 2026 à son niveau le plus bas depuis 2009 est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Baisse historique du pétrole

En 2026, la Russie devrait produire 494 millions de tonnes de pétrole, soit le niveau le plus bas depuis 2009. Cette chute représente une baisse de 3,4 % par rapport à 2025, où la production s’élevait à 511 millions de tonnes. Le ministère russe du Développement économique, dirigé par Maxim Reshetnikov, a confirmé cette prévision le 24 septembre 2026. Ce chiffre illustre une tendance à la baisse continue, avec une production qui ne devrait retrouver que progressivement les niveaux antérieurs : 500 millions de tonnes en 2027, puis 505 millions en 2028-2029. Ces projections restent toutefois inférieures aux volumes enregistrés avant 2026, reflétant une crise structurelle dans le secteur énergétique russe.

Causes de la chute

La Russie attribue officiellement la baisse de sa production pétrolière à des travaux de maintenance imprévus dans les raffineries. Cependant, les frappes ukrainiennes menées avec des drones ciblent régulièrement les infrastructures énergétiques russes depuis plusieurs mois. Ces attaques ont notamment provoqué l’arrêt de sept raffineries depuis le début septembre 2026, dont celles de Kuïbychev (appartenant à Rosneft) et de Novoshakhtinsk (région de Rostov). La raffinerie de Moscou, détenue par Gazprom, a également été touchée. Ces destructions perturbent la chaîne de production et réduisent la capacité de traitement du pétrole brut, aggravant la baisse des volumes extraits.

Interdiction des exportations

Face aux dommages subis par ses raffineries, la Russie a instauré une interdiction des exportations de diesel, effective depuis plusieurs semaines. Cette mesure, initialement prévue pour s’achever le 30 septembre 2026, devrait être prolongée selon des sources proches du Kremlin. L’objectif est de garantir l’approvisionnement du marché intérieur en carburant, alors que les capacités de production sont réduites. Cette décision illustre les tensions entre les besoins énergétiques internes et les contraintes imposées par la guerre en Ukraine, qui limite les exportations traditionnelles de produits pétroliers russes.

Impact sur l'économie russe

Le secteur pétrolier et gazier, pilier de l’économie russe, voit son importance diminuer fortement depuis 2022. En 2025, il représentait encore 20 % du PIB national, mais cette part est tombée à 13 % en 2026, soit une baisse de 7 points. Cette réduction s’explique par les sanctions internationales et les dégâts causés par les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques. Le pétrole et le gaz, autrefois moteurs de la croissance, voient leur contribution économique s’affaiblir, ce qui pèse sur les recettes budgétaires de l’État et limite sa marge de manœuvre face aux dépenses militaires et sociales.

Ce que ça pourrait changer

Malgré une légère reprise prévue à partir de 2027, avec une production atteignant 500 millions de tonnes, puis 505 millions en 2028-2029, la Russie ne devrait pas retrouver ses niveaux d’avant 2026. Les prévisions du ministère du Développement économique restent prudentes, car les incertitudes liées à la guerre en Ukraine, aux sanctions et à l’état des infrastructures persistent. Les raffineries, déjà fragilisées, pourraient continuer à subir des interruptions de production, limitant la capacité du pays à exporter ou à répondre à la demande intérieure. Cette situation prolongée pourrait avoir des répercussions durables sur l’économie russe.

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