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Tesla lance officiellement le Cybercab à Austin, mais seulement 45 exemplaires sont en service au Texas

Numerama · mis à jour il y a 17 j

C'est enfin l'heure du lancement pour le Cybercab. Le taxi autonome de Tesla rejoint officiellement la flotte de véhicules actuellement constituée de Model Y sous FSD Unsupervised.

Lancement discret

Le 3 septembre 2026, Tesla a officiellement lancé son taxi autonome, le Cybercab, à Austin au Texas, mais dans des conditions très discrètes. Contrairement aux présentations spectaculaires habituelles, cet événement n’a pas été médiatisé en direct et n’a réuni qu’une poignée d’influenceurs proches de la marque. Elon Musk, le PDG de Tesla, n’était même pas présent. Ce lancement marque une étape importante pour Tesla, qui mise sur le Cybercab comme un symbole de sa transition vers une mobilité autonome. Pourtant, le constructeur n’a partagé que peu d’informations sur ce projet, suscitant des interrogations sur son déploiement réel et son avenir.

45 véhicules en service

Parmi les 420 véhicules autonomes immatriculés au Texas, seulement 45 sont des Cybercab, selon les registres officiels de l’État. Ce chiffre est bien inférieur à celui de son concurrent Waymo, qui compte près de 1 000 taxis autonomes dans la même région. Tesla n’a pas précisé combien de Cybercab seront ajoutés à la flotte existante, ni quand les clients pourront en faire l’acquisition pour un usage personnel. Le service de taxi autonome, appelé Robotaxi, est déjà opérationnel avec des Model Y équipés du système FSD Unsupervised (Full Self-Driving Unsupervised), mais le Cybercab représente une évolution majeure avec l’absence totale de commandes physiques (volant et pédales).

Fonctionnement et tarifs

Le Cybercab est conçu pour offrir une expérience haut de gamme aux passagers, avec un écran tactile de 22 pouces proposant des applications de divertissement, de productivité et de gaming. Tesla évoque une tarification dynamique, où les prix varient en fonction de la demande, tout en promettant un coût comparable à celui d’un billet de classe économique en avion. Un autre modèle économique est envisagé : les propriétaires pourraient utiliser leur Cybercab comme un véhicule personnel avec chauffeur, puis le mettre à disposition pour des trajets payants lorsque celui-ci n’est pas utilisé, permettant ainsi de générer des revenus. Cependant, Tesla n’a pas encore communiqué de date pour la commercialisation de cette option.

Autorisations et défis

Le Texas est le seul État américain où Tesla a obtenu l’autorisation de circuler sans volant ni pédales, une configuration validée par le Département des Transports du Texas (TxDOT). À l’échelle nationale, c’est l’agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) qui délivre les dérogations pour ce type de véhicules. Tesla n’a pas encore déposé de demande officielle pour le Cybercab, mais la NHTSA suit de près son déploiement. En Californie, Tesla ne dispose toujours pas des autorisations nécessaires pour opérer un service de robotaxi ou tester des véhicules autonomes sans superviseur à bord. Le Cybercab représente donc un défi technologique, mais aussi réglementaire, pour le constructeur.

Ce que ça pourrait changer

Les trajets en Cybercab seront disponibles à partir du 5 septembre 2026 à 17 heures, mais uniquement dans des zones délimitées d’Austin. Les utilisateurs devront passer par l’application Robotaxi pour réserver un trajet. Tesla n’a pas précisé si d’autres villes américaines ou internationales seront concernées à court terme. Ce déploiement progressif et limité reflète les contraintes techniques et réglementaires auxquelles Tesla doit faire face. Le Cybercab pourrait, à terme, transformer la mobilité urbaine, mais son succès dépendra de son acceptation par les autorités, les clients et les régulateurs.

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