À l’ONU, Benyamin Nétanyahou étrille Zohran Mamdani
L’animosité entre le Premier ministre israélien et le maire de New York a éclaté au grand jour, jeudi 24 septembre, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, souligne “The New York Times”. Benyamin Nétanyahou a notamment affirmé que l’édile “mettait en danger la population juive” de la ville avec ses critiques contre l’État hébreu..
Le 24 septembre 2026, Benyamin Nétanyahou, Premier ministre israélien, s’exprime à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York. Il y critique vivement Zohran Mamdani, maire de New York depuis le 1er janvier 2026. Nétanyahou accuse Mamdani d’antisémitisme et affirme que ses critiques envers Israël mettent en danger la sécurité des Juifs à New York. Il déclare notamment que « de nombreux Juifs ne se sentent plus en sécurité à New York » depuis l’arrivée de Mamdani à la tête de la ville. Le Premier ministre israélien s’appuie sur des tensions récentes entre les deux hommes pour justifier ses propos, alors qu’il mène une campagne électorale en vue de sa réélection le 27 octobre 2026.
Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, est connu pour ses critiques répétées et publiques contre la politique israélienne, notamment le traitement réservé aux Palestiniens. Il a qualifié Benyamin Nétanyahou de « criminel de guerre » à plusieurs reprises. En réponse aux accusations de Nétanyahou, Mamdani a dénoncé un « génocide des Palestiniens » et affirmé que les propos du Premier ministre israélien visaient à « réitérer des mensonges sans fondement ». Il a également rappelé que Nétanyahou est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ces tensions illustrent un clivage politique profond entre les deux figures.
Les relations entre Nétanyahou et Mamdani se sont fortement dégradées à l’approche de l’Assemblée générale de l’ONU. Mamdani a appelé à l’arrestation de Nétanyahou dans une interview, tandis que ce dernier a diffusé une vidéo pour s’en prendre directement au maire de New York. Le Likoud, parti politique de droite nationaliste dirigé par Nétanyahou, a même utilisé Mamdani dans une affiche électorale en août 2026, l’associant aux « ennemis existentiels » d’Israël. Ces attaques publiques montrent l’intensité du conflit, qui dépasse le cadre local pour s’inscrire dans une stratégie politique nationale israélienne en pleine campagne électorale.
Pour Benyamin Nétanyahou, la critique de Zohran Mamdani sert plusieurs objectifs politiques. D’abord, elle permet de mobiliser l’électorat de droite et nationaliste en Israël, en présentant Mamdani comme une menace pour les Juifs, y compris hors d’Israël. Ensuite, elle renforce l’image d’un Israël assiégé face à des adversaires perçus comme hostiles. Enfin, elle détourne l’attention des débats internes israéliens, comme les accusations de crimes de guerre pesant sur Nétanyahou lui-même. Pour Mamdani, ces attaques confirment son rôle de figure progressiste et pro-palestinienne, mais elles le placent aussi au cœur d’un conflit géopolitique plus large, où New York devient un symbole des tensions entre les États-Unis et Israël.

