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Géopolitique

L’accord sur le Groenland, un recul considérable pour Trump… et une avancée pour les Groenlandais

Courrier International · mis à jour 23 sept.

Obsédé par le désir de s’emparer de ce territoire autonome danois, le président des États-Unis a obtenu un nouvel accord de sécurité, mais sans avancée majeure, souligne “The New York Times”. Du côté du Groenland, on se réjouit d’un fait nouveau : le territoire est signataire à part entière, aux côtés du Danemark, du texte paraphé à New York le 22 septembre..

L’ambition de Trump

En janvier 2026, Donald Trump, alors président des États-Unis, a exprimé publiquement son désir d’acquérir le Groenland, un vaste territoire autonome danois. Il a justifié cette volonté par des raisons psychologiques et stratégiques, affirmant que la possession de ce territoire permettrait aux États-Unis d’étendre leur influence militaire et politique. Trump a comparé cette ambition à des acquisitions historiques comme l’achat de la Louisiane par les États-Unis en 1803, une transaction qui avait doublé la superficie du pays. Pour lui, cette démarche était essentielle à la sécurité nationale américaine. Cependant, cette idée n’a jamais abouti, malgré les tentatives répétées de Trump pour la concrétiser.

Un accord sans transfert

Le 22 septembre 2026, Donald Trump a signé un accord de sécurité avec le Danemark et le Groenland à New York. Cet accord prévoit l’expansion de la présence militaire américaine sur le territoire groenlandais, avec la construction de nouvelles bases. Cependant, contrairement à ses ambitions initiales, Trump n’a pas obtenu le transfert de souveraineté du Groenland vers les États-Unis. Le texte ne mentionne aucune cession territoriale, ce qui marque un recul considérable pour le président américain. Le Danemark, qui administre le Groenland en tant que territoire autonome, a évité de s’attarder sur ce point pour ne pas alimenter les tensions avec Trump.

Le Groenland, signataire

Une avancée majeure de cet accord réside dans le fait que le Groenland est désormais un signataire à part entière, aux côtés du Danemark. Cela représente une reconnaissance officielle de son autonomie et de sa capacité à négocier des traités internationaux. Pour les Groenlandais, cette évolution est perçue comme une avancée significative, car elle renforce leur position sur la scène internationale. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont participé à la signature de l’accord, symbolisant ainsi une collaboration renforcée entre les deux parties.

Réactions et enjeux

Pour Donald Trump, cet accord est présenté comme un succès, notamment pour l’Europe et les États-Unis, selon ses propres termes. Cependant, les observateurs, comme ceux du New York Times, soulignent qu’il s’agit davantage d’un succès en trompe-l’œil. En effet, Trump n’a pas obtenu ce qu’il souhaitait initialement : le contrôle territorial du Groenland. Du côté du Groenland, l’accord est accueilli avec satisfaction, car il marque une étape vers une plus grande autonomie et une reconnaissance internationale. Le Danemark, quant à lui, a évité de s’engager sur le terrain de la souveraineté, de peur de provoquer une réaction négative de Trump.

Ce que ça pourrait changer

Cet accord s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, où les États-Unis cherchent à étendre leur influence dans l’Arctique, une région stratégique en raison de ses ressources naturelles et de sa position géographique. Le Groenland, avec sa position proche du pôle Nord, est un territoire clé dans cette stratégie. L’Europe, notamment, investit également dans la région pour soutenir le Groenland face aux ambitions américaines. Cette dynamique illustre les rivalités entre grandes puissances pour le contrôle des zones stratégiques, dans un contexte de changement climatique qui rend ces territoires plus accessibles.

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