À Dallas, Trump promet un gros chèque pour sauver les élections de mi-mandat
Le président a fait miroiter un « dividende » de 5000 dollars par personne en cas de victoire de son parti..
Le 9 septembre 2026, les républicains américains ont organisé une convention inédite à Dallas, au Texas, pour mobiliser leurs électeurs avant les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Habituellement réservées aux années d'élection présidentielle, ces conventions visent à galvaniser les troupes. La réunion a rassemblé des figures clés du parti comme le secrétaire au Trésor Scott Bessent, la PDG de Turning Point USA Erika Kirk et le chef de la majorité à la Chambre Steve Scalise. L'événement s'est tenu dans une salle décorée de drapeaux américains, avec des tribunes partiellement vides en soirée. Environ un tiers des places étaient condamnées par des rideaux noirs, laissant une partie de la salle inoccupée malgré l'affluence progressive en journée.
Lors de son discours, Donald Trump a promis un dividende de 5000 dollars pour chaque citoyen adulte américain si les républicains remportent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat lors des élections de mi-mandat. Ce montant, équivalent à une somme forfaitaire versée à chaque adulte, vise à motiver les électeurs en période de mécontentement face au coût de la vie. Trump n'a pas détaillé comment ce dividende serait financé, laissant planer des interrogations sur sa faisabilité économique. Cette promesse s'inscrit dans une stratégie de mobilisation électorale, alors que les sondages anticipent une défaite républicaine à la Chambre et un possible basculement au Sénat, où les démocrates pourraient obtenir une majorité juste.
Les élections de mi-mandat de 2026 se déroulent dans un contexte de forte polarisation politique aux États-Unis. Les républicains, confrontés à une cote de popularité de Donald Trump inférieure à 35 % dans certains sondages, misent sur son charisme pour mobiliser leurs électeurs. Trump a axé son discours sur des thèmes comme les baisses d'impôts, une politique anti-immigration stricte et la menace perçue d'une victoire du communisme en cas de succès démocrate. Il a également défendu le conflit avec l'Iran, très impopulaire. Les démocrates, quant à eux, sont perçus comme une menace socialiste par les républicains, une rhétorique reprise même par certains membres de leur propre parti, comme le sénateur démocrate John Fetterman.
Parmi les républicains, les stratégies de campagne varient. Certains candidats évitent de s'associer ouvertement à Donald Trump, jugé trop clivant, pour privilégier des campagnes locales. D'autres, comme les secrétaires de la Justice Todd Blanche et des Finances Scott Bessent, ont pris la parole lors de la convention pour soutenir le parti. Le vice-président J.D. Vance doit prononcer un discours le lendemain, avant la clôture de l'événement par Trump lui-même. Cette diversité de stratégies reflète les tensions internes au parti, certains craignant que l'impopularité de Trump ne nuise aux candidats républicains dans des circonscriptions serrées.
Les projections des sondeurs, comme *Decision Desk HQ*, anticipent une défaite républicaine à la Chambre des représentants, qui doit être entièrement renouvelée, et un possible basculement au Sénat. Une telle bascule limiterait fortement la marge de manœuvre de Donald Trump pour les deux dernières années de son mandat. Les républicains espèrent néanmoins une mobilisation exceptionnelle grâce à la personnalité de Trump, malgré sa faible popularité. Les électeurs républicains présents à Dallas, comme Angie Fisher venue de Caroline du Sud, ont exprimé leur soutien inconditionnel au président, scandant *USA! USA!* et saluant ses propositions, notamment sur l'immigration.

