NapseflowNapseflow
Sciences

Pour lutter contre le paludisme, l'Afrique du Sud fabrique des moustiques sur mesure

Science & Vie · mis à jour il y a 8 j

En Afrique du Sud, des chercheurs du NICD et de l'université du Witwatersrand ont relâché des mâles stériles d'Anopheles arabiensis au KwaZulu-Natal. La population du moustique vecteur du paludisme a chuté pendant l'essai..

Problème sanitaire visé

En Afrique du Sud, la région du KwaZulu-Natal est confrontée à une menace sanitaire majeure : le paludisme, une maladie transmise par les moustiques du genre Anopheles. Parmi ces espèces, Anopheles arabiensis joue un rôle clé dans la propagation de la maladie. Le paludisme, causé par un parasite du genre Plasmodium, provoque chaque année des centaines de milliers de décès en Afrique subsaharienne, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les méthodes traditionnelles de lutte, comme les moustiquaires imprégnées d'insecticide ou les pulvérisations intradomiciliaires, montrent leurs limites face à la résistance croissante des moustiques aux traitements. Cette situation a poussé les chercheurs à explorer des solutions innovantes pour réduire la population de ces vecteurs et, par conséquent, l'incidence de la maladie.

Solution innovante testée

Pour lutter contre Anopheles arabiensis, des scientifiques du NICD (National Institute for Communicable Diseases, un institut sud-africain spécialisé dans les maladies infectieuses) et de l'université du Witwatersrand ont mis au point une méthode de contrôle des populations de moustiques basée sur la stérilité des mâles. Cette approche repose sur l'élevage en laboratoire de moustiques mâles rendus stériles, c'est-à-dire incapables de se reproduire. Une fois relâchés dans la nature, ces mâles stériles s'accouplent avec des femelles sauvages. Comme les œufs pondus ne donnent pas de larves viables, la population de moustiques diminue progressivement. Cette technique, appelée technique de l'insecte stérile (TIS), est déjà utilisée avec succès contre d'autres espèces de ravageurs, comme la mouche méditerranéenne des fruits.

Résultats observés

Lors d'un essai mené dans la province du KwaZulu-Natal, les chercheurs ont relâché des mâles stériles d'Anopheles arabiensis sur une zone géographique limitée. Les résultats ont montré une baisse significative de la population de moustiques vecteurs du paludisme dans cette zone. Bien que l'article ne précise pas le pourcentage exact de réduction ni la durée de l'essai, il indique que la population a « chuté » pendant la période de test. Cette diminution suggère que la technique pourrait être efficace pour réduire la transmission du paludisme, surtout si elle est appliquée à plus grande échelle. Cependant, les chercheurs soulignent la nécessité d'études complémentaires pour évaluer l'impact à long terme et les éventuels effets secondaires sur l'écosystème local.

Ce que ça pourrait changer

L'essai a été réalisé par deux institutions sud-africaines : le NICD, qui dépend du département de la Santé sud-africain, et l'université du Witwatersrand, l'une des universités les plus prestigieuses d'Afrique du Sud, située à Johannesburg. Le KwaZulu-Natal, où l'expérience a eu lieu, est une province du nord-est du pays, frontalière avec le Mozambique et l'Eswatini. Cette région est particulièrement touchée par le paludisme en raison de son climat tropical et de la présence de zones humides propices à la reproduction des moustiques. L'Afrique du Sud, bien que moins affectée que d'autres pays africains, cherche à éliminer le paludisme d'ici 2030, un objectif ambitieux qui nécessite des méthodes de lutte innovantes comme celle testée par les chercheurs.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.