À Kramatorsk, une frappe russe contre des bus de passagers fait au moins 33 morts
Une frappe aérienne russe sur deux bus transportant des passagers a fait au moins 33 morts, jeudi 8 octobre, à Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine. Cette nouvelle attaque meurtrière survient au lendemain d’un bombardement contre un immeuble résidentiel de Prylouky qui avait fait 22 morts, dont 5 enfants..
Le 8 octobre 2026, une frappe aérienne russe a ciblé deux bus de passagers à Kramatorsk, une ville située dans l'est de l'Ukraine, près de la ligne de front. Cette attaque a causé la mort d'au moins 33 personnes et blessé 18 autres. Les bus transportaient des civils, dont des passagers attendant à un arrêt de bus situé à proximité d'une polyclinique et d'un cabinet dentaire. Les images diffusées par les autorités ukrainiennes montrent des véhicules en flammes et des corps étendus sur la chaussée. Cette frappe survient la veille d'un autre bombardement russe contre un immeuble résidentiel à Prylouky, qui avait fait 22 morts, dont 5 enfants. Les autorités ukrainiennes dénoncent une stratégie délibérée de ciblage des civils, qualifiant les bus de « cibles de choix » en raison du nombre élevé de victimes potentielles qu'une seule frappe peut engendrer.
Kramatorsk se trouve dans la région de Donetsk, une zone sous tension depuis le début du conflit entre la Russie et l'Ukraine en 2022. La ville est proche de la ligne de front, ce qui en fait une cible fréquente pour les frappes aériennes russes. Les autorités ukrainiennes, comme le gouverneur régional de Donetsk Vadym Filachkine, accusent la Russie de viser délibérément les civils pour semer la terreur et affaiblir le moral de la population. Cette attaque est qualifiée par les médias locaux de « l'attaque la plus meurtrière depuis mai 2026 ». Les autorités russes n'ont pas encore réagi officiellement à ces accusations. Les médias indépendants russes en exil, comme Novaïa Gazeta Europe, rapportent que la bombe utilisée était une bombe planante, un type d'arme guidée capable de parcourir de longues distances avant d'atteindre sa cible.
Les autorités ukrainiennes ont dénoncé une violation flagrante du droit international, soulignant que les attaques contre des civils sont interdites par les conventions de Genève. Vadym Filachkine, gouverneur régional de Donetsk, a déclaré que « les Russes visent les civils » et que les bus remplis de passagers constituent des cibles privilégiées. Les médias occidentaux, comme la BBC et The Kyiv Independent, ont relayé ces informations, tandis que les médias russes n'ont pas encore commenté l'attaque. Les services d'urgence ukrainiens sont intervenus sur place pour éteindre les incendies et secourir les victimes. Cette frappe s'inscrit dans une série d'attaques récentes contre des infrastructures civiles en Ukraine, reflétant l'escalade du conflit dans la région.
L'attaque a provoqué un choc dans la population locale, déjà éprouvée par des mois de conflit. Les bus touchés transportaient des passagers se rendant à des rendez-vous médicaux ou à leur travail, ce qui souligne l'impact direct de la guerre sur le quotidien des civils. Les hôpitaux et les services d'urgence de Kramatorsk sont sous pression, avec un afflux de blessés nécessitant des soins immédiats. Les autorités locales tentent de maintenir un semblant de normalité, mais la peur des frappes aériennes pousse de nombreux habitants à éviter les lieux publics. Cette attaque rappelle la vulnérabilité des civils dans les zones de conflit, où les infrastructures civiles deviennent des cibles militaires.

