NapseflowNapseflow
Géopolitique

La Syrie “ne renoncera pas à ses revendications sur le Golan”, Israël non plus

Courrier International · mis à jour 24 sept.

Après que le président syrien, Ahmed El-Charaa, a affirmé que le plateau occupé par Israël depuis 1967 était un “territoire syrien”, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a rétorqué qu’il resterait israélien pour “toujours”. Des déclarations qui illustrent la persistance de ce contentieux entre les deux pays, alors que Damas affirme vouloir parvenir à un accord de sécurité avec Israël..

Contexte du Golan

Le plateau du Golan est une région montagneuse située à la frontière entre Israël, la Syrie, le Liban et la Jordanie. Conquis par Israël à la Syrie lors de la guerre des Six-Jours en 1967, il a ensuite été annexé par Israël en 1981. Cette annexion n'est reconnue que par les États-Unis et, depuis peu, par la Colombie. Les Nations unies, elles, considèrent toujours le Golan comme un territoire syrien occupé militairement par Israël. Cette région stratégique, riche en ressources en eau et en terres fertiles, est un enjeu majeur du conflit israélo-syrien depuis des décennies.

Déclarations syriennes

Lors de l'Assemblée générale des Nations unies le 23 septembre 2026, le président syrien Ahmed El-Charaa a réaffirmé que le Golan restait un territoire syrien et que son pays ne renoncerait pas à ses revendications sur cette région. Il a également critiqué l'activité militaire israélienne en Syrie, notamment les frappes et les incursions répétées contre son pays depuis la chute du régime de Bachar El-Assad. Malgré ces tensions, El-Charaa a laissé entendre qu'une solution pacifique avec Israël était possible, à condition que celle-ci respecte les droits de toutes les parties et préserve une paix juste.

Réponse israélienne

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a immédiatement réagi aux déclarations du président syrien en affirmant que le Golan ferait « pour toujours partie intégrante d'Israël ». Cette réponse marque la fermeté de la position israélienne sur le sujet, malgré les tentatives de dialogue. Israël considère le Golan comme une partie essentielle de son territoire, notamment pour des raisons stratégiques et sécuritaires. Cette position est soutenue par une majorité de la communauté internationale, à l'exception des États-Unis et de la Colombie.

Dialogue et négociations

Malgré les tensions, le président syrien a évoqué la possibilité d'un accord de sécurité avec Israël, mentionnant que près de 90 % des questions en suspens avaient été réglées lors de sessions de négociations parrainées par Washington. Ces discussions, bien que non officielles puisque les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques, montrent une volonté de trouver une issue pacifique. El-Charaa a même plaisanté avec l'ancien président américain Donald Trump en lui suggérant de donner le New Jersey à Israël plutôt que le Golan, soulignant ainsi l'absurdité de la situation selon lui.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit autour du Golan illustre les tensions persistantes entre Israël et la Syrie, deux pays qui n'ont jamais signé de traité de paix. La question du Golan reste un symbole fort des revendications territoriales non résolues dans la région. Bien que des négociations soient en cours, aucune solution concrète n'a encore été trouvée. La position israélienne, soutenue par les États-Unis, et la position syrienne, soutenue par la plupart des pays, restent irréconciliables pour l'instant. La communauté internationale, notamment les Nations unies, continue de jouer un rôle de médiateur, mais sans succès tangible à ce jour.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.