La baisse du trafic routier a amélioré la qualité de l'air à Paris
Les Parisiennes et Parisiens respirent un peu mieux, montre AirParif dans une nouvelle étude publiée vendredi 25 septembre. L'organisme indépendant de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France constate que l'instauration d'une zone à trafic limité dans l'hypercentre de la capitale et le réaménagement de la porte Maillot ont contribué à réduire le trafic routier et à améliorer la qualité de l'air.
Entre 2023 et 2025, le trafic routier a diminué de 18 % dans les quatre premiers arrondissements de Paris. Cette réduction s'explique par l'instauration d'une zone à trafic limité dans l'hypercentre parisien, effective depuis novembre 2024. Dans cette zone, les voitures ne sont autorisées à traverser que si elles s'y arrêtent, sauf pour des motifs spécifiques comme les livraisons ou l'accès aux parkings. En dehors de l'hypercentre, la baisse du trafic varie entre 10 % et 12 %, selon les quartiers. À la porte Maillot, située à l'ouest de Paris, la diminution atteint 29 % depuis le début des travaux en 2021. Ces mesures visent à réduire la congestion et les émissions polluantes dans la capitale.
La réduction du trafic routier a eu un impact direct sur la qualité de l'air à Paris. Selon l'organisme AirParif, qui surveille la qualité de l'air en Île-de-France, les concentrations de dioxyde d'azote (noté NO2) ont diminué d'environ 1 microgramme par mètre cube d'air sur l'ensemble de la ville. Le NO2 est un gaz polluant issu principalement des véhicules diesel et des activités industrielles. Bien que cette baisse soit modeste, elle est significative pour la santé publique, car le NO2 irrite les voies respiratoires et aggrave des maladies comme l'asthme. Cependant, l'étude souligne que les particules fines (autres polluants atmosphériques) n'ont pas connu une réduction aussi marquée, car elles proviennent de sources variées, comme le chauffage, l'industrie ou l'agriculture.
AirParif est un organisme indépendant chargé de mesurer et d'analyser la qualité de l'air en Île-de-France. Dans cette étude publiée le 25 septembre 2026, l'organisme a comparé les données de pollution entre 2023 et 2025 pour évaluer l'impact des restrictions de circulation. Ses résultats montrent que les mesures mises en place, comme la zone à trafic limité, ont contribué à améliorer la qualité de l'air, mais de manière inégale selon les polluants. AirParif précise que ses analyses reposent sur des capteurs répartis dans toute la région pour fournir une vision globale de la pollution atmosphérique.
Si la baisse du trafic routier a permis une amélioration notable de la qualité de l'air, ses effets restent partiels. AirParif indique que les réductions de pollution sont plus marquées pour le dioxyde d'azote que pour les particules fines. Ces dernières proviennent de multiples sources, comme les systèmes de chauffage, les chantiers ou les activités agricoles, ce qui rend leur contrôle plus complexe. Ainsi, même si les restrictions de circulation dans Paris ont un impact positif, elles ne suffisent pas à résoudre entièrement le problème de la pollution atmosphérique dans la capitale.

